Publié le 2 décembre 2025 à 06h00. Le dernier opus de la saga Call of Duty, Black Ops 7, peine à innover et se contente de peaufiner une formule bien connue, décevant les espoirs de ceux qui attendaient une véritable évolution de la série.
- Le scénario, prévisible et manquant d’envergure, ne parvient pas à captiver le joueur.
- Le gameplay, bien que solide, manque d’éléments véritablement nouveaux et se montre répétitif.
- Le mode multijoueur, traditionnellement un point fort, mise sur la sécurité et ne propose que peu de nouveautés.
Depuis plus de vingt ans, Call of Duty est une référence incontournable du genre first-person shooter (FPS). Chaque nouvel épisode suscite l’attente, tant de la part des amateurs de campagne solo que des joueurs assidus du multijoueur. Avec Black Ops 7, les développeurs visaient une nouvelle étape pour la série, mais le résultat final laisse un sentiment de déception.
L’histoire tente de s’inscrire dans la lignée des atmosphères sombres et des intrigues conspirationnistes qui caractérisent la série Black Ops. Le joueur évolue dans un contexte de conflits géopolitiques modernes, confronté à des services secrets et des organisations occultes. Malheureusement, l’intrigue s’avère prévisible et manque de rebondissements marquants. Les personnages manquent de profondeur et leurs motivations restent floues, tandis que le dénouement apparaît précipité, comme si le jeu lui-même ne savait comment conclure son récit.
Comparé à Black Ops : Cold War, où le joueur était confronté à des dilemmes moraux complexes, ce septième épisode apparaît comme un pas en arrière. L’atmosphère des missions sombres a du potentiel, mais le scénario s’enlise dans des clichés et la campagne, qui peut être achevée en six à sept heures, ne laisse pas une impression durable. Certaines séquences, comme les îles flottantes dans les nuages ou les immenses machettes tombant du ciel, frôlent le surréalisme.
Le gameplay, quant à lui, reste fidèle aux standards de la série : rapide, agile et précis. La sensation de contrôle des armes est l’une des meilleures du marché, chaque arme ayant son propre poids et son propre caractère. Cependant, il manque des innovations majeures qui surprendraient le joueur. Les nouveaux gadgets futuristes sont davantage cosmétiques que réellement utiles.
L’intelligence artificielle des ennemis est faible, les adversaires agissant souvent comme des cibles statiques. Les missions linéaires ne laissent pas de place à l’initiative et, même dans un vaste complexe urbain, le jeu guide le joueur sur un chemin unique. Le gameplay est fonctionnel, mais il n’apporte rien de nouveau à la série.
Il est également regrettable de devoir disposer d’une connexion internet permanente pour jouer au mode solo. La présence de coéquipiers dans les cinématiques, alors que le joueur combat seul, est une incongruité amusante, mais qui souligne l’importance de la connexion en ligne.
Le multijoueur, traditionnellement le principal attrait de la série, propose des modes classiques tels que le Team Deathmatch, la Domination ou le Search & Destroy. Les cartes sont visuellement variées, mais n’apportent rien de nouveau en termes de conception. Certaines sont trop chaotiques et déroutantes, nuisant à l’expérience de jeu. L’équilibre des armes, un problème récurrent dans la série Call of Duty, est également présent, certaines armes étant nettement plus puissantes que d’autres.
Quelques modes expérimentaux ont été ajoutés, mais la plupart des joueurs retournent rapidement aux modes classiques. Le multijoueur reste divertissant, mais il s’agit davantage d’une variation de ce que l’on a déjà vu.
Le mode Zombie, intégré à la série plus tardivement, est également présent. Les développeurs tentent de proposer un mélange de vagues d’ennemis classiques et de missions scénarisées. L’atmosphère est réussie, les lieux sombres et les éléments d’horreur ayant un certain impact. Cependant, après quelques heures, la routine s’installe. Les nouveaux types d’ennemis et de boss ne révolutionnent pas le genre, mais recyclent plutôt d’anciennes idées.
Sur PlayStation 5, Black Ops 7 affiche des graphismes solides, mais les environnements ne sont pas particulièrement impressionnants. Le niveau de détail est appréciable, mais l’atmosphère manque de force. Le comportement prévisible des personnages renforce l’impression que la majeure partie du jeu a été conçue par une intelligence artificielle. Le jeu fonctionne sans problème, mais quelques chutes de framerate ont été observées lors de scènes plus intenses. Le doublage est professionnel, mais il peine à sauver des dialogues souvent fades et ennuyeux.
Pour une série aussi établie et publiée à un rythme régulier, les comparaisons avec les précédents opus sont inévitables. Black Ops 7 apparaît comme un pas en arrière. Cold War proposait des dilemmes moraux et un scénario plus développé, tandis que Modern Warfare II, par exemple, offrait des avancées techniques et des missions cinématographiques. Ce septième épisode reste dans la zone de confort, sans oser prendre de risques ni proposer de nouveautés.
Call of Duty : Black Ops 7 est un jeu de tir solide, mais qui ne parvient pas à faire progresser la série. C’est une expérience agréable, mais qui ne laisse pas de trace durable. Cela s’applique à la fois à la campagne solo, au multijoueur classique et au mode Zombie, qui ne s’écartent pas du modèle existant.
Verdict
Call of Duty : Black Ops 7 est un jeu de tir fonctionnel, mais qui manque d’ambition. Il satisfera les fans inconditionnels de la série, mais décevra ceux qui recherchent de l’innovation et de la profondeur.
Jeu de tir FPS pour PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X/S • Version testée : PS5 • Prix : 1 999 CZK (environ 75 €) • Solo et multijoueur • Restriction d’âge : 18+ • Pas de version officielle en français.
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