Publié le 2024-02-29 14:35:00. L’acquisition d’un premier smartphone avant l’âge de 12 ans pourrait être associée à un risque accru de problèmes de santé mentale et physique, selon une nouvelle étude américaine. Les experts soulignent l’importance d’une réflexion familiale sur l’âge approprié pour l’accès à ces appareils.
- Posséder un smartphone avant 12 ans est corrélé à un risque plus élevé de dépression, d’obésité et de troubles du sommeil.
- L’étude, menée auprès de plus de 10 500 enfants, ne détermine pas de lien de causalité, mais suggère des facteurs contributifs potentiels.
- Les smartphones peuvent jouer un rôle positif dans la vie des adolescents, notamment en matière de socialisation et de sécurité.
Une recherche récente, publiée dans le Journal of Pediatrics, met en lumière une possible corrélation entre l’âge auquel un enfant reçoit son premier smartphone et son bien-être général. L’étude, menée par des chercheurs de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie, a analysé les données de plus de 10 500 enfants afin d’évaluer l’impact de l’accès précoce à ces technologies.
Les résultats indiquent que les enfants qui possédaient un smartphone avant l’âge de 12 ans présentaient, en moyenne, des indicateurs de santé moins favorables que ceux qui n’en avaient pas. Selon le Dr Ran Barzilay, psychiatre à l’hôpital et co-auteur de l’étude,
« Par rapport aux enfants qui n’ont pas de smartphone… à l’âge de 12 ans, leurs résultats en matière de santé étaient globalement pires. »
Dr. Ran Barzilay, psychiatre
Il précise que ces enfants étaient plus susceptibles de souffrir de dépression, d’obésité et de troubles du sommeil.
L’étude ne permet pas d’établir un lien de causalité direct entre la possession d’un smartphone et ces problèmes de santé. Le Dr Barzilay suggère que plusieurs facteurs pourraient expliquer ces observations. Il évoque notamment la possibilité que le temps passé sur un smartphone se fasse au détriment d’activités physiques et d’un sommeil suffisant.
« Plus de temps passé sur le smartphone peut être lié à moins de temps, par exemple à faire de l’activité physique. »
Dr. Ran Barzilay, psychiatre
Il est important de noter que les chercheurs soulignent également le rôle positif que les smartphones peuvent jouer dans la vie des adolescents, en facilitant les liens sociaux, l’apprentissage et en contribuant à leur sécurité. Le Dr Barzilay insiste sur la nécessité pour les familles de prendre des décisions éclairées concernant l’utilisation de ces appareils, en tenant compte de l’âge et des besoins spécifiques de chaque enfant.