Publié le 3 décembre 2025 à 15h38. Le dollar a connu une nouvelle baisse ce mercredi, tant sur le marché de gros que sur le marché parallèle, poussant les analystes à anticiper un taux de change inférieur à 1 470 pesos argentins d’ici la fin de l’année.
- Le dollar de gros a chuté de 2 pesos pour atteindre 1 453 pesos, soit 4,1% en dessous du plafond fixé par la Banque centrale.
- Les dollars parallèles suivent cette tendance à la baisse, avec des cotations en recul.
- Les contrats à terme indiquent que le taux de change restera contenu, avec une prévision de 1 467 pesos pour la fin de l’année.
La pression sur le taux de change s’accentue alors que les réserves internationales de l’Argentine restent préoccupantes. Le dollar de gros a enregistré une baisse significative, s’établissant à 1 453 pesos, ce qui représente une chute de 4,1% par rapport au plafond fixé par la Banque centrale (BCRA) à 1 512,5 pesos. Cette tendance à la baisse se reflète également sur le marché parallèle, où les différentes cotations ont également reculé.
Le taux de change de détail s’est clôturé à 1 480 pesos à la vente dans la Banque Nationale (BNA), tandis que la moyenne des institutions financières opérant sous le contrôle de la BCRA l’a fixé à 1 475,49 pesos.
Parmi les marchés parallèles, le dollar MEP (Marché de change électronique) a diminué de 0,3% pour atteindre 1 472,95 pesos, tandis que le dollar CCL (Contango avec liquidation) a enregistré une baisse de 0,3% à 1 514,98 pesos. Le dollar bleu, quant à lui, a perdu 5 pesos pour se négocier à 1 440 pesos.
Sur le marché des contrats à terme, les échéances de décembre indiquent que le dollar de gros clôturera l’année à 1 467 pesos. Selon le cabinet de conseil LCG, le marché anticipe le maintien de ces fourchettes actuelles, au moins à court terme, sur la base des contrats à terme en dollars.
« Le marché continue d’attribuer une durée de vie aux bandes jusqu’en mars 2026, en supposant un taux de dépréciation implicite de 2,1 % par mois pour les trois prochains mois. »
LCG
La dynamique du taux de change est également influencée par une offre de devises plus limitée. En novembre, les exportateurs de céréales et d’oléagineux n’ont réglé que 760 millions de dollars américains, ce qui représente une baisse de 62% sur un an et de 32% par rapport à octobre.
Malgré cette stabilité apparente, la principale préoccupation du marché reste l’état critique des réserves internationales. Selon la méthodologie du Fonds monétaire international (FMI), l’Argentine devrait terminer l’année avec des réserves nettes d’environ 17 milliards de dollars américains. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité du pays à honorer ses dettes à court terme en dollars.
Les investisseurs et les organisations multilatérales exercent des pressions pour que le gouvernement accélère la recomposition des réserves. Une amélioration dans ce domaine pourrait permettre de ramener le risque pays en dessous de 650 points, un niveau généralement observé après des périodes de tensions financières. Après l’accord avec le FMI l’année dernière, le risque pays était tombé à 500 points, mais il s’est stabilisé autour de 600 lorsque l’équipe économique a cessé de démontrer une volonté ferme d’accumuler des dollars.
Dans ce contexte, les opérateurs de marché estiment qu’il est possible que le gouvernement encourage un nouveau rachat d’obligations mondiales dans les semaines à venir. Cet outil permettrait de réduire le risque pays sans exercer de pression directe sur le taux de change et servirait de signal d’engagement en faveur de la stabilité financière.
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