L’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, reconnu coupable de trafic de drogue à grande échelle, a été libéré de prison après une grâce controversée accordée par l’ancien président américain Donald Trump. Cette libération intervient quelques jours seulement après les élections présidentielles au Honduras et soulève des questions sur l’influence des cartels dans le pays.
Hernández était incarcéré à l’Institut de détention des États-Unis de Hazelton, en Virginie-Occidentale. Sa libération a été confirmée lundi par un porte-parole du Bureau fédéral des prisons américain, et est également reflétée dans les registres publics des détenus.
Les procureurs américains avaient accusé Hernández d’avoir protégé les trafiquants de drogue qui ont fait entrer des centaines de tonnes de cocaïne aux États-Unis. Sa peine de 45 ans de prison visait à refléter l’ampleur de l’influence du cartel au Honduras, selon l’accusation.
Donald Trump a défendu sa décision de gracier Hernández, affirmant que de nombreux Honduriens croyaient que l’ancien président avait été « piégé ». « Les gens du Honduras pensent qu’il a été victime d’un complot », a-t-il déclaré dimanche à bord d’Air Force One.
Cette clémence s’inscrit dans le cadre d’une politique américaine plus agressive contre les narcotiques, qui a suscité de vives critiques en Amérique latine. Au cours des derniers mois, les forces américaines ont mené plusieurs opérations contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue, des actions considérées par le gouvernement américain comme une légitime défense contre les cartels.
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