Publié le 4 décembre 2025 21:31:00. Le gendre d’Edmundo González Urrutia, figure de l’opposition vénézuélienne, a été condamné à 30 ans de prison par la justice vénézuélienne, une décision dénoncée comme une représaille politique après les contestées élections de juillet 2024.
La justice vénézuélienne a infligé ce mercredi 12 mars 2025 une peine de 30 ans de prison à Rafael Tudares Bracho, le gendre d’Edmundo González Urrutia, candidat à la présidence lors des dernières élections. Accusé de « terrorisme » et de « complot », M. Tudares Bracho a été arrêté le 7 janvier après avoir été intercepté par des hommes cagoulés alors qu’il accompagnait ses enfants à l’école, selon le récit de son beau-père, désormais exilé en Espagne.
La famille de Rafael Tudares Bracho dénonce une « disparition forcée » et un « kidnapping », affirmant que le procès s’est déroulé dans des conditions expéditives. Sa fille, Mariana González de Tudares, a déclaré dans un communiqué :
« Mon mari a été condamné à 30 ans de prison pour de prétendus crimes graves prévus par la législation pénale vénézuélienne qu’il n’a pas commis, je le confirme. Rafael est innocent. »
Mariana González de Tudares, fille d’Edmundo González Urrutia
Elle précise que l’audience s’est tenue le 28 novembre et a duré plus de 12 heures sans qu’un verdict ne soit immédiatement rendu public.
Edmundo González Urrutia a lui-même dénoncé une décision « sans base légale » et « incompatible avec la Constitution ». Il estime que cette condamnation est une tentative d’intimidation et une représaille politique visant à remettre en question les résultats de l’élection présidentielle du 28 juillet 2024, qu’il affirme avoir remportée face à Nicolás Maduro.
« Cette décision est utilisée comme des représailles politiques pour tenter de m’influencer et de fausser la volonté exprimée par les Vénézuéliens le 28 juillet 2024. »
Edmundo González Urrutia, candidat à la présidence
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes au Venezuela, où l’opposition dénonce régulièrement des persécutions et des violations des droits de l’homme.
rr afp/el nacional/efe
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