Publié le 5 décembre 2023 07:07:00. L’Association portugaise des diabétiques (APDP) se réjouit de la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’utiliser certains médicaments contre l’obésité, mais met en garde contre un accès limité si le remboursement de ces traitements n’est pas garanti par les autorités de santé.
- L’OMS recommande désormais les analogues du GLP-1, initialement destinés au traitement du diabète, pour lutter contre l’obésité chez l’adulte.
- L’APDP souligne que cette avancée sera vaine sans une intervention du ministère de la Santé pour assurer un accès équitable à ces médicaments.
- L’association propose des pistes pour réduire les coûts, notamment des négociations avec l’industrie pharmaceutique et une action au niveau européen.
L’APDP salue une décision qu’elle considère comme une victoire pour la science et la santé publique. L’obésité, principal facteur de risque de développement du diabète de type 2, est en constante augmentation au Portugal et dans le monde. Reconnaître l’obésité comme une maladie à part entière, associée à des problèmes cardiovasculaires et à certains cancers, permet d’aborder sa prise en charge de manière plus globale et préventive.
Cependant, l’association craint que cette nouvelle ligne directrice internationale ne reste lettre morte au Portugal si l’accès à ces médicaments innovants n’est pas facilité. José Manuel Boavida, président de l’APDP, a déclaré :
« La décision de l’OMS est une victoire pour la science et la santé publique. »
José Manuel Boavida, président de l’APDP
Il a immédiatement ajouté :
« Cette ligne directrice sera de peu d’utilité si elle reste fausse. Il est temps de garantir que l’accès à l’innovation dans le traitement de l’obésité soit une réalité pour tous, et non un privilège pour quelques-uns. »
José Manuel Boavida, président de l’APDP
L’APDP appelle donc directement le ministère de la Santé à mettre en place un système de remboursement permettant un accès équitable à ces traitements, y compris pour les patients diabétiques. Sans cela, de nombreuses personnes, malgré une indication clinique claire, pourraient être exclues en raison de contraintes financières.
L’association se tient à la disposition des autorités pour collaborer à l’élaboration d’une stratégie nationale. Elle suggère également d’explorer des solutions pour réduire les coûts, comme des négociations avec l’industrie pharmaceutique ou une intervention auprès de la Commission européenne.
Fondée en 1926, l’APDP est la plus ancienne association de personnes diabétiques au monde. Elle accompagne quotidiennement près de 300 patients et se consacre à l’éducation, à la prévention et à la recherche de nouvelles approches thérapeutiques. Pour plus d’informations, consultez le site www.apdp.pt.
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