Publié le 28 novembre 2025 16:35:00. À la veille de l’élection présidentielle hondurienne, l’ancien président américain Donald Trump a créé la surprise en annonçant la grâce accordée à l’ex-chef d’État Juan Orlando Hernández, incarcéré aux États-Unis pour trafic de drogue, tout en conditionnant le soutien américain à la victoire d’un candidat de droite.
- Donald Trump a accordé sa grâce à l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, emprisonné pour trafic de drogue.
- Il a promis un soutien américain au candidat de droite Nasry « Tito » Asfura, en échange de sa victoire à l’élection présidentielle.
- Hernández est accusé d’avoir transformé le Honduras en un État de la drogue pendant son mandat (2014-2022).
Dans une série de publications sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a clairement affiché son soutien au candidat Nasry Asfura, ancien maire de Tegucigalpa. Selon l’ancien président américain, une victoire d’Asfura permettrait au Honduras de bénéficier de l’aide des États-Unis, tandis qu’une défaite entraînerait une suspension de tout financement. Trump a écrit :
« Tito et moi pouvons lutter ensemble contre les narcocommunistes et apporter une aide urgente au peuple du Honduras. Je ne peux pas travailler avec Moncada et les communistes, et Nasralla n’est pas un partenaire fiable pour la liberté et n’est pas digne de confiance. »
Donald Trump
L’intervention de Trump intervient alors que le Honduras se prépare à une élection présidentielle serrée. Outre Asfura, deux autres candidats se présentent comme favoris : Rixi Moncada, ancienne ministre des Finances et de la Défense, candidate du parti Libre au pouvoir (de gauche), et Salvador Nasralla, du Parti libéral.
L’affaire de Juan Orlando Hernández est particulièrement sensible. Arrêté et extradé vers les États-Unis après la fin de son mandat, il est accusé d’avoir transformé le Honduras en un véritable « État de la drogue » pendant ses huit années au pouvoir (2014-2022). L’acte d’accusation le décrit comme ayant corrompu les institutions du pays pour s’enrichir personnellement et faciliter le transit de centaines de milliers de kilos de cocaïne vers les États-Unis, en collaboration avec des figures du crime organisé telles que Joaquín “El Chapo” Guzmán, actuellement incarcéré aux États-Unis.
Trump justifie sa décision de gracier Hernández en affirmant qu’il a été « traité très durement et injustement », selon de nombreuses personnes qu’il respecte. Il a donc décidé de lui accorder une « grâce totale et complète ». Cette attitude s’inscrit dans une ligne de conduite déjà observée par l’ancien président américain, qui avait récemment ciblé le Venezuela en accusant son président Nicolás Maduro de trafic de drogue.
Le ministère américain de la Justice avait déclaré, après la condamnation de l’ex-président à 45 ans de prison, qu’Hernández avait abusé de ses fonctions pour soutenir l’un des complots de trafic de drogue les plus importants et les plus violents au monde, dont les conséquences ont pesé sur les populations du Honduras et des États-Unis. (APD)
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