Un nouveau régime alimentaire hybride, combinant les principes du paléo et du végétalisme, gagne en popularité : le régime pégan. Promu par le docteur Mark Hyman comme l’un des plus sains au monde, il mise sur des aliments peu transformés et un équilibre glycémique stable.
Le régime pégan repose sur une double inspiration : le régime paléo, qui privilégie les aliments consommés par nos ancêtres de l’âge de pierre (viande, poisson, légumes, fruits à coque), et le régime végétalien, strictement basé sur les végétaux. Alors que ces deux approches peuvent sembler incompatibles, le docteur Hyman, directeur du Cleveland Clinic Center for Functional Medicine, estime qu’elles peuvent se compléter pour optimiser la santé.
« Ce régime combine les meilleurs aspects des deux mondes », a-t-il déclaré lors de l’émission américaine “Rachael Ray Show”. Pour guider les adeptes, il a établi 21 règles détaillées dans son ouvrage, « Le régime Pégan », tout en soulignant la possibilité d’adapter ces recommandations aux besoins individuels.
L’un des piliers du régime pégan est l’attention portée à l’indice glycémique (IG) des aliments. Cet indice mesure l’impact d’un aliment sur la glycémie. L’objectif est de maintenir un taux de sucre dans le sang stable tout au long de la journée, afin d’éviter les envies soudaines et les fluctuations d’énergie. Il est donc conseillé d’éviter les glucides raffinés, présents dans les sucreries et les produits à base de farine blanche, et de privilégier les aliments riches en protéines et en graisses saines, comme les avocats.
Le choix des graisses est également crucial. L’huile d’olive peut être consommée avec modération, mais il est préférable de s’orienter vers les graisses issues des noix, des avocats et des acides gras oméga-3 contenus dans le poisson. La viande, bien qu’autorisée, doit provenir d’élevages extensifs et être consommée avec parcimonie, par souci de santé et de respect de l’environnement.
L’assiette idéale, selon le régime pégan, est composée à 75 % de légumes et de fruits à faible indice glycémique. Les produits laitiers sont proscrits, à moins qu’ils ne soient issus de l’agriculture biologique. Le gluten et les céréales, même complètes, doivent être limités, car ils peuvent provoquer une augmentation rapide de la glycémie. Les légumineuses, comme les haricots, sont à consommer avec modération en raison de leur potentiel digestif. Le sucre, sous toutes ses formes, est également à éviter, la douceur naturelle des fruits étant privilégiée.
Le docteur Hyman estime que le régime pégan peut convenir à un large public, en particulier à ceux qui sont soucieux de l’environnement et de la qualité de leur alimentation, sans pour autant adhérer à un régime végétalien strict. Il ne s’agit cependant pas d’une approche adaptée aux végétaliens ou végétariens, qui devront explorer d’autres options.
À ce stade, l’efficacité à long terme du régime pégan reste à évaluer. La Société allemande de nutrition (DGE) déconseille généralement l’exclusion prolongée des produits laitiers et des glucides complexes pour les personnes en bonne santé.
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