Home AffairesUn avocat de la défense pénale accusé de fraude pourrait perdre son permis d’exercer le droit, selon un expert juridique

Un avocat de la défense pénale accusé de fraude pourrait perdre son permis d’exercer le droit, selon un expert juridique

by Amélie Bernard

Publié le 6 décembre 2025. Une avocate de la défense de la Nouvelle-Orléans est accusée d’avoir escroqué la famille d’un de ses clients d’au moins 250 000 $ en inventant des frais et des accords inexistants, ce qui pourrait lui coûter son autorisation d’exercer.

  • Tanzanika Ruffin aurait induit en erreur la famille de son client en leur faisant croire qu’une somme de 250 000 $ était nécessaire pour couvrir une restitution qui n’a jamais été ordonnée par le tribunal.
  • Des documents judiciaires révèlent que l’avocate a admis ne jamais avoir discuté de cette restitution avec les procureurs.
  • Outre cette somme, elle est également accusée d’avoir facturé des rapports d’évaluation et des honoraires pour des services qui n’auraient jamais été rendus.

L’affaire a été révélée suite à des allégations portées devant le tribunal, où des procureurs ont mis en lumière des pratiques douteuses. Selon eux, Tanzanika Ruffin aurait présenté à la famille de son client un accord de non-divulgation concernant une restitution fictive, dans le but de les dissuader d’en parler aux autorités.

Richard Leefe, ancien président de l’Association du Barreau de l’État de Louisiane, souligne la gravité de ces accusations.

« On ne peut évidemment pas inventer des choses pour obtenir plus d’argent de son client. C’est une faute disciplinaire, bien sûr. »

Richard Leefe, ancien président de l’Association du Barreau de l’État de Louisiane

Il insiste sur l’importance de l’honnêteté dans la relation avocat-client :

« En fin de compte, vous devez être honnête avec votre client. L’honnêteté est le facteur fondamental de… la relation avec le client. »

Richard Leefe, ancien président de l’Association du Barreau de l’État de Louisiane

Les procureurs ont également mis en évidence d’autres frais contestables, notamment 8 000 $ pour un rapport d’évaluation qui n’existerait pas, et 1 500 $ pour représenter la petite amie du client, alors qu’elle n’aurait jamais été arrêtée ni inculpée. Lorsque la famille a questionné Mme Ruffin à ce sujet, elle aurait affirmé que l’affaire était classée sous scellés, sans preuve documentaire à l’appui.

Le bureau du procureur de district a déclaré avoir l’obligation de signaler au tribunal toute allégation de mauvaise conduite d’un avocat, qualifiant ces accusations de “profondément préoccupantes”.

Les conséquences pour Tanzanika Ruffin pourraient être sévères, allant jusqu’à la radiation du barreau, d’autant plus qu’elle a déjà fait l’objet de sanctions disciplinaires dans le passé. En 2004, elle avait été suspendue de ses fonctions pendant 30 jours pour avoir menacé d’arrêter une personne alors qu’elle travaillait au bureau du procureur de district de la paroisse d’Orléans.

Joe Raspanti, analyste juridique de Fox 8, estime que des accusations criminelles sont également possibles. Une enquête du barreau est probable, mais nécessite le dépôt d’une plainte formelle. Le conseil de discipline du barreau formulerait ensuite des recommandations à la Cour suprême de l’État, qui prendrait la décision finale.

Les représentants de Mme Ruffin n’ont pas souhaité commenter l’affaire. Elle avait cependant annoncé le mois dernier sur les réseaux sociaux son intention de se présenter comme juge au tribunal pénal lors des prochaines élections.

Vous avez repéré une erreur d’orthographe ou de grammaire dans cet article ? Cliquez ici pour nous le signaler. Veuillez indiquer le titre de l’article.

Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Fox 8.

Copyright 2025 WVUE. Tous droits réservés.

You may also like

Leave a Comment