Publié le 6 décembre 2023 06:57:00. Le Venezuela a réceptionné deux vols en provenance des États-Unis, rapatriant un total de 438 ressortissants vénézuéliens expulsés, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays concernant notamment le trafic de drogue.
- Un second avion en provenance de Phoenix, Arizona, a atterri à Caracas avec 172 migrants vénézuéliens expulsés.
- Ces retours interviennent après que le gouvernement vénézuélien a accepté de reprendre les vols d’expulsion depuis les États-Unis.
- Les tensions entre Washington et Caracas s’intensifient, avec des accusations mutuelles et une présence militaire américaine accrue au large des côtes vénézuéliennes.
L’appareil en provenance de Phoenix a touché terre hier à l’aéroport de Caracas, transportant 141 hommes, 26 femmes et cinq enfants. Il s’agit du deuxième vol d’expulsion en quelques jours, après celui de mercredi qui avait ramené 266 Vénézuéliens. Cette reprise des vols d’expulsion fait suite à un accord entre les deux gouvernements, après une période d’interruption.
Ces retours forcés s’inscrivent dans un contexte de détérioration des relations diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela. Washington accuse Caracas de favoriser activement le trafic de drogue vers son territoire, mettant en péril la sécurité américaine. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, dénonce quant à lui des tentatives de déstabilisation orchestrées par les États-Unis.
Au cours des derniers mois, les tensions se sont traduites par des actions militaires américaines en mer des Caraïbes et dans le Pacifique Est, ciblant des bateaux soupçonnés de trafic de drogue. Selon un bilan de l’agence de presse AFP, plus de 80 personnes ont péri lors de ces opérations. De plus, le déploiement de navires de guerre américains, dont le plus grand porte-avions au monde, au large des côtes vénézuéliennes a suscité des inquiétudes quant à une possible escalade militaire. Il y a une semaine, l’administration Trump avait même annoncé la fermeture de l’espace aérien vénézuélien.
Les États-Unis maintiennent leur accusation selon laquelle le Venezuela joue un rôle actif dans le trafic de drogue, tandis que le président Maduro continue de suspecter Washington de vouloir le renverser du pouvoir.
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