Publié le 7 décembre 2025 13:40:00. Des chercheurs japonais et suisses ont mis au jour un mécanisme surprenant : les cellules ne subissent pas passivement l’invasion virale, mais facilitent activement la pénétration des virus, trompées par leur propre fonctionnement. Cette découverte, rendue possible par une nouvelle technique d’observation, pourrait révolutionner le développement de médicaments antiviraux.
- Les cellules aident activement les virus à pénétrer, en raison d’un mécanisme de réception de substances vitales détourné par les micro-organismes.
- Une nouvelle technique d’imagerie, développée conjointement par les universités d’Hokkaido et de Nagoya (Japon) et l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich), permet d’observer cette interaction en détail.
- Les résultats de cette étude, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), ouvrent de nouvelles perspectives pour tester l’efficacité des antiviraux et comprendre le comportement viral.
Contrairement aux idées reçues, les cellules ne sont pas de simples victimes lors d’une infection virale. Une équipe de chercheurs a révélé qu’elles participent activement au processus d’invasion, en facilitant l’entrée des virus. Cette découverte, publiée dans la prestigieuse revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), est le fruit d’une collaboration internationale entre les universités d’Hokkaido et de Nagoya au Japon, et l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) en Suisse.
Jusqu’à présent, les techniques d’observation existantes ne permettaient d’obtenir que des images simplifiées ou manquaient de résolution pour analyser précisément les mécanismes en jeu. La nouvelle méthode développée par les équipes de Nobuaki Sakai (Université d’Hokkaido) et Yohei Yamauchi (Université de Nagoya) offre un suivi détaillé de la dynamique d’entrée du virus dans la cellule. Les chercheurs ont été stupéfaits de constater que les cellules ne se contentaient pas de subir l’attaque, mais qu’elles y contribuaient activement.
Cette participation, bien que non bénéfique pour la cellule, s’explique par le fait que les virus exploitent un mécanisme naturel utilisé par les cellules pour absorber des substances essentielles telles que les hormones, le cholestérol et le fer. Comme ces molécules, les virus se lient à des récepteurs spécifiques à la surface des cellules. Une fois le point d’entrée idéal trouvé, une invagination se forme dans la membrane cellulaire, attirant le virus à l’intérieur.
Cette nouvelle compréhension du processus d’infection pourrait avoir des implications majeures dans le domaine de la virologie. Les chercheurs espèrent que cette technique d’imagerie permettra de tester en temps réel l’efficacité de nouveaux médicaments antiviraux et d’étudier plus finement le comportement d’autres virus et l’action des vaccins.
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