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Repenser les options de marche des applications de navigation pourrait améliorer la santé des navetteurs, selon des scientifiques

Publié le 7 décembre 2025 à 23h06 (heure de l'Est). Une étude israélienne révèle qu'une simple modification des paramètres des applications de navigation pourrait encourager les déplacements à pied et améliorer significativement la santé des usagers, sans augmenter…

Repenser les options de marche des applications de navigation pourrait améliorer la santé des navetteurs, selon des scientifiques

Publié le 7 décembre 2025 à 23h06 (heure de l’Est). Une étude israélienne révèle qu’une simple modification des paramètres des applications de navigation pourrait encourager les déplacements à pied et améliorer significativement la santé des usagers, sans augmenter la durée de leurs trajets.

  • En ajustant les seuils de distance de marche dans les applications de navigation, les chercheurs ont constaté qu’il est possible d’intégrer en moyenne neuf minutes de marche supplémentaires dans les déplacements quotidiens.
  • L’étude, menée à l’Université Bar-Ilan, s’appuie sur l’idée que de petits changements de comportement peuvent avoir un impact important sur le bien-être.
  • Les résultats suggèrent que les plateformes de mobilité intelligente pourraient encourager des habitudes de déplacement plus saines grâce à des incitations ou des recommandations personnalisées.

Tel-Aviv, Israël – Une nouvelle étude de validation de principe menée par l’Université Bar-Ilan, en collaboration avec le Centre israélien de recherche sur les transports intelligents (ISTRC), suggère que les applications de navigation pourraient discrètement décourager la marche. En modifiant les paramètres par défaut de ces applications, il serait possible d’inciter les usagers à marcher davantage, sans pour autant allonger leurs temps de trajet.

Selon le professeur Jonathan Rabinowitz, de l’école de travail social Weisfeld de l’université, cette découverte représente un changement de comportement simple mais puissant.

« Cela signifie que vous pouvez quitter la maison au même moment, arriver au travail au même moment et marcher davantage en cours de route. »

Jonathan Rabinowitz, professeur à l’Université Bar-Ilan

Il qualifie cette approche de « changement simple avec des avantages significatifs », soulignant qu’elle s’inscrit dans le cadre des travaux de son laboratoire de recherche sur le bien-être, qui explore les stratégies quotidiennes pour améliorer la qualité de vie.

L’équipe de recherche a analysé les itinéraires potentiels de plus de 2 100 employés se rendant à l’université. Leurs modèles ont démontré qu’en augmentant les seuils de marche dans les outils de navigation, les usagers pouvaient intégrer une activité physique modérée à leurs routines sans sacrifier le temps. Une marche rapide quotidienne de 20 minutes est associée à une réduction du risque de décès prématuré allant jusqu’à 25 %, ce qui en fait une option pratique pour les personnes ayant des horaires chargés.

L’idée du projet est née de l’expérience personnelle du professeur Rabinowitz, suite au rétablissement de son fils après une blessure militaire.

« Nous avons vu à quel point de petits pas cohérents pouvaient avoir un impact. Cela nous a amené à nous demander : et si nos cartes quotidiennes nous incitaient à marcher un peu plus ? »

Jonathan Rabinowitz, professeur à l’Université Bar-Ilan

L’étude a également exploré un concept baptisé « Hacking the Map Apps for Active Transportation » (piratage des applications de cartographie pour le transport actif). Au lieu de s’appuyer sur l’option par défaut « moins de marche » proposée par la plupart des applications, les chercheurs ont examiné ce qui se passerait si les usagers choisissaient l’option « plus de marche ». Les résultats ont remis en question certaines hypothèses : l’augmentation de la distance de marche n’a pas nécessairement allongé les trajets domicile-travail et, dans certains cas, les temps de trajet ont même été réduits grâce à des correspondances et des liaisons routières plus efficaces.

Ces résultats ouvrent la voie à de nouveaux outils numériques favorisant des déplacements plus sains. Les plateformes de mobilité intelligente pourraient introduire de petites incitations pour choisir des itinéraires comportant davantage de marche, tandis que les applications de santé personnelle et les appareils portables pourraient recommander la marche basée sur les déplacements domicile-travail comme moyen pratique pour les utilisateurs d’atteindre leurs objectifs d’activité quotidienne. En alignant la technologie des transports en commun avec le suivi du bien-être, même de petits ajustements dans les déplacements de routine pourraient se traduire par des améliorations significatives et durables de la santé.

L’étude, publiée dans la revue à comité de lecture BMC Public Health, a été dirigée par le regretté chercheur de Bar-Ilan, le Dr Yuval Hadas, l’étudiant diplômé Dan Katz et le professeur Rabinowitz. Il s’agit de la première phase d’une initiative nationale plus vaste visant à promouvoir le transport actif. L’étape en cours consiste désormais à aider les navetteurs à utiliser les applications existantes pour augmenter la marche et à suivre l’impact de ces changements sur leur comportement. (ANI/TPS)

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.