Tokyo, le 8 décembre 2025 – Face à la recrudescence du mpox, une maladie virale particulièrement dangereuse pour les jeunes enfants, le Fonds GHIT (Global Health Innovative Technology) investit 460 000 dollars américains (70 millions de yens) dans le développement d’un test de diagnostic rapide capable de distinguer les différentes souches du virus.
- Le Fonds GHIT finance le développement d’un prototype de test de détection du mpox pour environ 460 000 dollars américains.
- Plus de 170 000 cas de mpox ont été confirmés dans 141 pays entre janvier 2022 et octobre 2025, avec un taux de mortalité élevé chez les enfants en République démocratique du Congo.
- Le projet réunit des acteurs japonais et internationaux pour développer un test simple et peu coûteux basé sur la méthode Iso-PAS.
L’épidémie de mpox, anciennement appelée variole du singe, continue de susciter des inquiétudes sanitaires à l’échelle mondiale. Selon un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 170 000 cas ont été recensés dans 141 pays entre janvier 2022 et octobre 2025. La situation est particulièrement préoccupante en République démocratique du Congo (RDC), où 62 % des décès signalés entre janvier et mai 2024 concernaient des enfants de moins de cinq ans, avec un taux de létalité variant de 7 à 9 % dans cette tranche d’âge. Suite à une recrudescence des cas, l’OMS avait déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) en août 2024, après une première déclaration en juillet 2022. Bien que l’urgence ait été levée en septembre 2025, des cas persistent dans les pays voisins, et le risque de complications graves et de réémergence demeure.
La maladie se manifeste sous deux souches principales, dont l’infection et la gravité varient. Or, les systèmes de diagnostic actuels peinent à identifier précisément ces souches, ce qui entrave la mise en place de mesures de contrôle efficaces. Il est donc crucial de développer rapidement des tests de diagnostic simples, rapides et capables de distinguer les différentes souches du virus.
C’est dans ce contexte que le Fonds GHIT a décidé d’investir 70 millions de yens (environ 460 000 dollars américains) dans un projet visant à développer un prototype de test de détection du mpox. Ce projet est mené en collaboration avec plusieurs partenaires : NIPRO CORPORATION, une entreprise japonaise spécialisée dans les dispositifs médicaux et les produits pharmaceutiques ; TBA Co., Ltd., une société de capital-risque issue de l’Université du Tohoku ; l’Institut japonais pour la sécurité sanitaire (JIHS) ; l’organisation à but non lucratif PATH (États-Unis) ; et l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) de la RDC. L’objectif est de développer un test basé sur la méthode Iso-PAS – une technique de test génétique simple et peu coûteuse – et d’évaluer ses performances. Ce test, plus accessible, pourrait faciliter le diagnostic, même dans les zones disposant de ressources limitées, permettant ainsi une prise en charge rapide et appropriée et contribuant à limiter la propagation de l’infection.
Le Fonds GHIT a également rejoint en septembre 2025 la Collaboration mondiale de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses (GloPID-R), un réseau de bailleurs de fonds investissant dans la recherche sur les maladies infectieuses émergentes ou réémergentes. Le Fonds GHIT est la deuxième organisation japonaise à rejoindre GloPID-R, après l’Agence japonaise pour la recherche et le développement médicaux (AMED). Il continuera ainsi à soutenir le développement de technologies de diagnostic innovantes pour faire face aux futurs défis de santé publique.
1 1 USD = 154,10 JPY, taux de change approximatif au 31 octobre 2025.
Pour plus d’informations sur les investissements du Fonds GHIT, consultez : Aperçu des investissements, Portefeuille, Portefeuille en cours et Candidats cliniques.
Contact : Nancy Moss au +1-908-606-8940 ou [email protected], ou Mina Ohata au +81-36441-2032 ou [email protected].
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