Minorque connaît une mutation démographique notable : si l’île assiste à un départ progressif de ses résidents européens traditionnels, elle attire de plus en plus de nouveaux arrivants d’Amérique du Sud et d’Afrique, une évolution principalement motivée par des facteurs économiques.
Les chiffres de l’Institut National de la Statistique (INE) révèlent un recul significatif de la communauté britannique à Minorque au cours des quatre dernières années, avec une diminution de plus de 11 %. Ce phénomène, bien que lié au Brexit, ne se limite pas aux ressortissants britanniques. Les populations italienne et française ont également diminué sur l’île.
À l’inverse, Minorque observe une augmentation marquée de l’immigration en provenance d’Amérique du Sud, et plus particulièrement de Colombie. Le nombre de résidents colombiens a doublé en quelques années. Par ailleurs, les personnes originaires d’Afrique représentent une part croissante de la population étrangère, avec 80 % de ces nouveaux arrivants venant du Maroc.
Selon les analyses, ces mouvements de population sont principalement liés aux opportunités d’emploi offertes par l’île, qui requiert une main-d’œuvre dans certains secteurs, ainsi qu’au coût de la vie, et notamment au prix du logement. « Les conditions économiques jouent un rôle déterminant dans ces choix de résidence », explique l’INE dans son rapport.
À ce stade, il est difficile de prévoir l’ampleur future de ces changements démographiques, mais ils témoignent d’une évolution profonde du profil des résidents étrangers à Minorque.
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