Publié le 7 décembre 2025 à 19h22. Des médicaments courants, notamment ceux disponibles sans ordonnance, peuvent altérer considérablement les capacités de conduite, au point de présenter un risque comparable à celui de l’alcool au volant, selon une récente étude de l’Université de santé de l’Utah.
- Plusieurs médicaments, incluant des antihistaminiques, des somnifères et des traitements contre les troubles gastro-intestinaux, peuvent affecter les réflexes, l’attention et la coordination.
- Les effets secondaires de ces médicaments peuvent se traduire par une somnolence, une vision floue, des vertiges et une confusion mentale, augmentant le risque d’accidents de la route.
- Les autorités sanitaires recommandent de lire attentivement les étiquettes et les notices, d’éviter de conduire en cas de symptômes indésirables et de consulter un professionnel de santé en cas de doute.
L’Université de santé de l’Utah a publié en novembre 2025 un rapport mettant en garde contre les dangers de la conduite sous l’influence de certains médicaments largement utilisés. L’étude souligne que l’impact de ces substances sur le système nerveux peut être significatif, même si la personne se sent globalement bien.
Selon le Dr Scott Youngquist, médecin urgentiste à l’Université de santé de l’Utah, la plupart des médicaments concernés ont un effet sédatif.
« La plupart des produits figurant sur la liste ont un effet sédatif. »
Scott Youngquist, médecin urgentiste
Il précise que ces effets peuvent rendre la conduite dangereuse, même en l’absence de sensations subjectives d’altération.
L’étude met en évidence plusieurs catégories de médicaments susceptibles d’affecter la capacité à conduire :
- Antihistaminiques (Benadryl, Claritin, Zyrtec, Allegra) : utilisés pour traiter les symptômes du rhume et des allergies, ils peuvent provoquer de la somnolence et ralentir les temps de réaction.
- Décongestionnants : peuvent entraîner des étourdissements, de l’anxiété et une sensation de confusion.
- Médicaments contre la diarrhée et les nausées (Imodium, Pepto-Bismol) : peuvent induire une sédation ou une vision floue.
- Antiémétiques (Bonine, Dramamine) : prescrits contre les nausées, les vomissements et le mal des transports.
- Somnifères : peuvent avoir des effets résiduels le lendemain matin, altérant la vigilance.
Les experts comparent l’impact de ces médicaments à celui de l’alcool, soulignant qu’ils peuvent modifier les temps de réaction, réduire l’attention et provoquer des mouvements maladroits. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a également émis des avertissements concernant certains médicaments qui ne doivent absolument pas être combinés avec la conduite automobile, même s’ils sont légaux et facilement accessibles.
Face à ce constat, les autorités sanitaires recommandent de prendre les précautions suivantes :
- Lire attentivement les étiquettes et les notices des médicaments.
- Éviter de conduire en cas de somnolence, de vertiges ou de vision double.
- Consulter un médecin ou un pharmacien en cas de prise de médicaments chroniques.
- Attendre plusieurs heures après la prise de certains médicaments avant de prendre le volant.
Il est également important de noter que la mention « Ne pas utiliser de machinerie lourde » s’applique également à la conduite automobile. Les spécialistes insistent sur le fait que le principal problème réside dans le fait que ces médicaments ne sont pas perçus comme un risque.
« Comme il s’agit de produits courants, la plupart des gens ne pensent pas qu’ils peuvent représenter un danger au volant. »
Université de santé de l’Utah
Plus d’informations sur le site web de l’Université de santé de l’Utah.
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