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Les militaires ont presque obtenu le droit de réparer. Les législateurs l’ont simplement retiré

Les militaires américains devront patienter pour obtenir le droit de réparer eux-mêmes leur équipement. Des dispositions clés visant à faciliter l'accès à la réparation pour les forces armées ont été supprimées du projet de loi sur l'autorisation de…

Les militaires ont presque obtenu le droit de réparer. Les législateurs l’ont simplement retiré

Les militaires américains devront patienter pour obtenir le droit de réparer eux-mêmes leur équipement. Des dispositions clés visant à faciliter l’accès à la réparation pour les forces armées ont été supprimées du projet de loi sur l’autorisation de la défense nationale pour 2026, suscitant la colère des défenseurs du mouvement « droit à la réparation ».

La version finale du texte, rendue publique dimanche par la commission des services armés de la Chambre des représentants, fait l’impasse sur les articles 836 et 863, initialement présents dans les versions du Sénat et de la Chambre. L’article 1832, qui inquiétait les partisans du droit à la réparation car il aurait pu imposer un système d’abonnement aux services de réparation pour l’armée, a également disparu.

Selon des informations rapportées fin novembre par le magazine WIRED, le lobbying intense des entreprises du secteur de la défense aurait convaincu les législateurs clés, notamment Mike Rogers, président républicain de la commission des services armés de la Chambre, et Adam Smith, membre éminent de cette même commission, de retirer ces dispositions. Ces mesures, qui bénéficiaient d’un soutien bipartisan et avaient été soutenues par l’administration Trump, visaient à donner aux militaires plus d’autonomie dans la maintenance de leur matériel.

Cette décision représente un revers pour le mouvement plus large en faveur du droit à la réparation, qui milite pour une législation permettant aux utilisateurs, propriétaires ou réparateurs tiers de réparer plus facilement les appareils sans avoir à obtenir l’autorisation – ou à payer – le fabricant. L’objectif est de réduire les coûts et de prolonger la durée de vie des produits.

Par ailleurs, les tentatives visant à rendre l’armée dépendante de plans d’abonnement pour la réparation de son équipement n’ont pas abouti. Les sénateurs Elizabeth Warren, démocrate du Massachusetts, et Tim Sheehy, républicain du Montana, ont dénoncé un système d’acquisition défaillant, dominé par les intérêts des entreprises.

« Pendant des décennies, le Pentagone s’est appuyé sur un système d’acquisition défaillant qui est régulièrement défendu par des bureaucrates de carrière et les intérêts des entreprises », ont-ils déclaré dans un communiqué commun. « Les réformes du droit militaire à la réparation sont soutenues par la Maison Blanche de Trump, le secrétaire à la Guerre, le secrétaire à l’Armée, le secrétaire à la Marine, les entrepreneurs, les petites entreprises et nos courageux militaires. Les seuls à s’opposer à cette réforme de bon sens sont ceux qui profitent d’un statu quo rompu aux dépens de nos combattants et des contribuables », ont-ils ajouté.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.