Publié le 2025-12-10 00:28:00. L’Afrique et la région Afrique-Moyen-Orient (AME) connaissent une accélération de l’adoption du commerce numérique, portée par des investissements massifs dans le cloud computing et une volonté accrue de coopération régionale. Cette transformation profonde promet de remodeler les échanges commerciaux et de renforcer la compétitivité des entreprises locales.
- Le cloud computing est considéré comme un pilier central de la transformation numérique par 77 % des entreprises de la région AME.
- Les accords sur l’économie numérique (AEN) sont perçus comme « très importants » par 41 % des entreprises, un pourcentage supérieur à celui observé dans d’autres régions du monde.
- Malgré un fort intérêt, 57 % des entreprises de la région AME rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de leurs plans de transformation numérique.
L’Afrique et la région Afrique-Moyen-Orient (AME) sont à l’aube d’une révolution numérique dans le domaine du commerce. Les entreprises de la région manifestent un appétit croissant pour les technologies numériques fondamentales, et l’intérêt pour les accords commerciaux régionaux axés sur le numérique ne cesse d’augmenter. Cette dynamique est alimentée par le développement des infrastructures numériques, des réformes politiques et une collaboration transfrontalière renforcée.
Le cloud computing se positionne comme un élément essentiel de cette transformation. Selon des données récentes, près des trois quarts des dirigeants d’entreprise de la région AME (77 %) considèrent le cloud comme l’un des trois principaux moteurs de leur stratégie de numérisation. Cette priorité témoigne d’une approche stratégique visant à établir une infrastructure évolutive, sécurisée et interopérable avant de se lancer dans des technologies plus avancées telles que l’intelligence artificielle et les actifs numériques.
Des pays comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite sont en tête de cette tendance, investissant massivement dans la capacité de leurs centres de données afin de répondre à la demande croissante en puissance de calcul et à la nécessité de flux de données fluides.
Pour surmonter les obstacles liés à la fragmentation réglementaire et au manque d’interopérabilité, les entreprises de la région AME se tournent de plus en plus vers les accords sur l’économie numérique (AEN). Avec 41 % des entreprises les jugeant « très importants », l’AME affiche le plus fort taux d’intérêt pour ces accords par rapport aux autres régions interrogées. Cette importance accrue reflète la diversité des marchés et des réglementations en vigueur, soulignant la nécessité de cadres politiques coordonnés pour stimuler le commerce numérique régional.
D’ailleurs, 76 % des entreprises souhaitent que davantage de pays adhèrent aux AEN et harmonisent leurs normes. Des initiatives régionales, comme le rôle moteur du Nigeria dans la promotion du commerce numérique au sein du protocole de commerce numérique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), renforcent cette demande en encourageant le développement de compétences, d’infrastructures et de cadres numériques communs.
La mise en œuvre de ces transformations n’est cependant pas sans difficultés. Plus de la moitié des entreprises de la région AME (57 %) signalent des obstacles dans l’exécution de leurs plans de numérisation, souvent liés à des infrastructures inégales et à des environnements réglementaires en constante évolution. Face à ces défis, les entreprises se tournent de plus en plus vers des partenaires externes et des modèles d’externalisation pour accélérer leurs progrès.
Le secteur bancaire joue également un rôle croissant, avec plus de 86 % des entreprises recherchant des conseils auprès des institutions financières pour les aider à naviguer dans les technologies émergentes et à mettre en œuvre des stratégies de transformation numérique efficaces.
Ensemble, ces tendances indiquent que la région AME se prépare à un bond en avant significatif dans le commerce mondial numérisé. Grâce à une forte demande pour les technologies fondamentales, un intérêt croissant pour les accords numériques régionaux et un recours accru à l’expertise de partenaires spécialisés, les entreprises africaines posent les jalons d’une nouvelle ère d’intégration commerciale et de compétitivité numérique.
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