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Feux anciens dû au bois flottant accumulé en Israël

by Thomas Caron
Des feux anciens alimentés par du bois flottant en Israël il y a 780 000 ans

Des feux anciens alimentés par du bois flottant en Israël il y a 780 000 ans

Une étude publiée dans *Quaternary Science Reviews* révèle que des groupes d’hominines vivant il y a 780 000 ans près du lac Hula, en Israël, ont utilisé du bois flottant accumulé sur les rives comme source principale de combustible. Cette découverte, issue de l’analyse de fragments de charbon retrouvés au site archéologique de Gesher Benot Ya’aqov (GBY), offre un aperçu inédit de la manière dont les premiers humains géraient le feu et s’adaptait à leur environnement. Les chercheurs soulignent que cette pratique a probablement facilité la répétition des occupations de ce site sur des dizaines de milliers d’années.

Des feux anciens alimentés par du bois flottant en Israël il y a 780 000 ans
Photo: 828newsnow

Le site de Gesher Benot Ya’aqov : un hub de ressources naturelles

Le site de GBY, situé dans le nord d’Israël, a révélé plus de 20 couches archéologiques témoignant de l’occupation répétée par des chasseurs-cueilleurs acheuliens. Des outils en silex, des restes d’animaux, des végétaux et des preuves de feux ont été découverts, indiquant que le lac Hula offrait un écosystème riche en ressources. Des restes d’un éléphant à défenses droites, débités sur place, suggèrent des activités de chasse organisées. Les feux, centraux dans ces communautés, étaient utilisés pour la préparation des aliments, la fabrication d’outils et les interactions sociales, selon les chercheurs.

Le bois flottant : une solution pratique et durable

Cependant, les chercheurs ont noté que la composition du charbon correspondait à des bois typiques des zones humides et des forêts méditerranéennes. L’absence de sélection de certaines espèces suggère que les habitants du site s’appuyaient sur du bois flottant accumulé naturellement le long des rives. Ce combustible, facile à collecter, aurait réduit l’énergie nécessaire pour maintenir les feux, expliquant pourquoi ces communautés revenaient régulièrement sur ce site.

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Le charbon : une fenêtre rare sur le passé

Le charbon, rarement préservé dans les sites aussi anciens, a offert aux chercheurs une opportunité unique d’étudier les comportements quotidiens des premiers utilisateurs de feu. Les analyses microscopiques ont montré que les fragments de charbon reflétaient une plus grande diversité botanique que d’autres restes de plantes, comme les graines ou les fruits non brûlés. Cette découverte indique que la collecte de bois pour le feu permettait aux humains de mieux connaître leur environnement.

Le charbon : une fenêtre rare sur le passé
Photo: Scitechdaily

Implications pour la compréhension de l’évolution humaine

Les résultats de l’étude remettent en question l’idée que les premiers humains sélectionnaient soigneusement leur bois. Au contraire, ils ont adopté une stratégie pragmatique, exploitant les ressources naturelles disponibles. Cette approche montre un niveau d’organisation et de connaissance environnementale plus avancé que prévu. Les feux, maintenus grâce au bois flottant, ont probablement joué un rôle clé dans la stabilité des occupations du site, combinant nourriture, eau, matières premières et combustible dans un même lieu. Les chercheurs soulignent que ces pratiques illustrent une adaptation ingénieuse aux défis de la vie préhistorique.

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