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« Au service de dermatologie, tout est question d’essayer et de mesurer »

Mis à jour le 12 décembre 2025 à 09h06. Le service de dermatologie fait face à des difficultés croissantes pour maintenir un niveau de soins adéquat, en raison de restrictions budgétaires et de problèmes d'approvisionnement en tests diagnostiques.…

« Au service de dermatologie, tout est question d’essayer et de mesurer »

Mis à jour le 12 décembre 2025 à 09h06. Le service de dermatologie fait face à des difficultés croissantes pour maintenir un niveau de soins adéquat, en raison de restrictions budgétaires et de problèmes d’approvisionnement en tests diagnostiques.

  • Les tests de dépistage du VIH/SIDA et de la syphilis restent garantis, mais l’accès à d’autres diagnostics est incertain.
  • Le service ne peut plus offrir de traitement gratuit aux patients, l’assurance maladie étant désormais indispensable.
  • Des retards de livraison et des erreurs de commande de la part des fournisseurs compliquent encore la situation.

Le service de dermatologie se trouve actuellement dans une situation délicate, contraint de jongler avec des ressources limitées pour assurer la continuité des soins. Selon la dermatologue Karin Sewpersad, la réduction des financements alloués par le gouvernement est à l’origine de ces difficultés. « Auparavant, nous recevions des fonds pour l’achat des tests et le fonctionnement du service, mais ce n’est plus le cas. Le gouvernement a remplacé ces financements par des bons de commande, et certains fournisseurs hésitent à travailler avec ce système », explique-t-elle.

Cette situation engendre une incertitude quant à la disponibilité des ressources de diagnostic. « Nous étudions actuellement les différentes options pour continuer à effectuer suffisamment de tests. Nous ne disposons pas de tous les tests nécessaires en stock », précise la Dre Sewpersad. Autrefois, le service pouvait proposer un traitement gratuit aux patients testés positifs et bénéficiait d’un approvisionnement suffisant en médicaments. Cette époque est révolue.

« Nous ne pouvons plus assurer la gratuité des soins, seuls les tests restent accessibles gratuitement. Avant, l’État nous fournissait les fonds nécessaires à l’achat des tests, mais ce n’est plus le cas. Désormais, chaque patient doit faire appel à son assurance. Les patients correctement assurés peuvent bénéficier du traitement dont ils ont besoin », détaille la dermatologue.

Si certains tests ont été livrés récemment, d’autres sont en voie de s’épuiser, menaçant la continuité des soins. Cependant, les tests de dépistage du VIH/SIDA et de la syphilis sont, pour l’instant, assurés. La Dre Sewpersad souligne que le service bénéficiait auparavant de commandes importantes via le ministère de la Santé, mais que pour certaines affections, comme le pamplemousse (une mycose cutanée), le diagnostic repose parfois sur une évaluation clinique. « Dans certains cas, nous sommes amenés à instaurer un traitement sur la base de simples suspicions », explique-t-elle.

Les problèmes ne s’arrêtent pas là. Des erreurs de commande ou des retards de livraison de la part des fournisseurs viennent aggraver la situation. « Pour limiter les dégâts, nous devons parfois prendre les choses en main et trouver des solutions par nous-mêmes », conclut la Dre Sewpersad.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.