Bâle facilite l’accès à la nationalité suisse grâce à des frais réduits, voire supprimés pour les jeunes et les personnes à faibles revenus. Par ailleurs, un nouveau train de nuit reliera la Suisse à plusieurs destinations européennes dès 2026, offrant une alternative pratique et confortable au voyage aérien.
Le Parlement cantonal de Bâle-Ville a approuvé la semaine dernière une baisse significative des frais de naturalisation. Les personnes de moins de 25 ans seront désormais totalement exemptées des taxes cantonales et communales, ne devant s’acquitter que des 100 francs de frais fédéraux. Cette mesure vise à encourager l’intégration des jeunes générations.
Les personnes disposant de faibles revenus bénéficieront également d’une exonération complète. Pour les adultes de 25 ans et plus, les frais seront réduits de manière substantielle, passant de 1 750 francs à 900 francs.
En parallèle, le projet d’un nouveau train de nuit reliant Berne à plusieurs villes européennes prend forme. L’opérateur privé belgo-néerlandais European Sleeper prévoit d’assurer trois liaisons hebdomadaires dans chaque sens entre la capitale suisse et Bruxelles, Amsterdam et Milan, à partir de 2026. Le train empruntera la ligne du Simplon lors de sa traversée de la Suisse.
Les départs d’Amsterdam et de Bruxelles sont prévus les lundis, jeudis et samedis soirs, avec une arrivée en Suisse le lendemain matin, avant de poursuivre vers Milan. Les voyages de retour sont programmés les mercredis, vendredis et dimanches soirs. La vente des billets devrait débuter en janvier ou février prochain.
Une fausse information circulant sur les réseaux sociaux affirme que la Suisse prévoit d’embaucher 85 000 travailleurs étrangers non qualifiés, avec un salaire pouvant atteindre 6 500 euros (6 000 francs) par mois. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a démenti cette information, dont l’origine reste inconnue. « Nous recommandons la plus grande prudence dans l’interprétation de ces chiffres », a déclaré Fabian Maienfisch, porte-parole du SECO.
Enfin, le lancement de la carte d’identité électronique suisse (e-ID), approuvée par référendum en septembre 2025, est retardé en raison d’un manque de financement. L’Office fédéral de la justice avait demandé près de 2 millions de francs pour le développement de cette carte numérique, mais le Parlement a réduit le financement alloué. « Le fait que l’introduction de l’e-ID soit affectée n’était pas clair pour tout le monde », a expliqué le député Jakob Stark, président de la commission des finances du Conseil des États. La date de lancement du projet est donc compromise.
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