Les inondations dévastatrices qui ont frappé le sud de la Thaïlande entre le 19 et le 27 novembre ont causé des pertes économiques considérables, estimées à 140 milliards de bahts (environ 3,5 milliards d’euros). Les provinces méridionales, et en particulier le centre commercial de Hat Yai, sont confrontées à des dégâts importants et à une reprise économique incertaine.
Selon le professeur Aat Pisanwanich, expert en économie internationale et en ASEAN, les pertes subies dans les neuf provinces les plus touchées représentent environ 15 % de leur produit intérieur brut (PIB) combiné. La province de Songkhla, en particulier, a subi des pertes estimées à 75 milliards de bahts (environ 1,9 milliard d’euros).
Ces neuf provinces – Songkhla, Nakhon Si Thammarat, Phatthalung, Trang, Satun, Pattani, Yala, Narathiwat et Surat Thani – concentrent à elles seules environ 70 % de l’activité économique du sud du pays. Près de 2,9 millions de personnes, soit 32 % de la population régionale, ont été affectées par les inondations.
Le district de Hat Yai, principal pôle économique de la région, a été particulièrement durement touché. Les dommages directs et indirects, incluant les habitations, les commerces, les véhicules, les stocks, les infrastructures routières, l’approvisionnement en électricité et les réseaux d’eau, sont évalués entre 5,75 et 12,1 milliards de bahts (entre 145 et 305 millions d’euros), ce qui représente entre 7,5 et 16 % du PIB de Hat Yai.
« Toutes les agences concernées doivent tirer les leçons de cette catastrophe », a déclaré le professeur Pisanwanich. Il a souligné la nécessité d’améliorer les systèmes d’alerte précoce, la coordination des opérations de secours, la communication avec le public et les procédures d’évacuation, afin de garantir une réponse plus efficace et mieux coordonnée en cas de futures catastrophes.