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Recherche en santé au Honduras : une décennie de transformations, de défis et de renforcement institutionnel durable

Publié le 2024-11-21 14:35:00. Malgré des investissements traditionnellement faibles dans la recherche, le Honduras a réalisé des progrès significatifs dans le domaine des maladies infectieuses et zoonotiques grâce à une collaboration internationale et à un engagement institutionnel croissant.…

Publié le 2024-11-21 14:35:00. Malgré des investissements traditionnellement faibles dans la recherche, le Honduras a réalisé des progrès significatifs dans le domaine des maladies infectieuses et zoonotiques grâce à une collaboration internationale et à un engagement institutionnel croissant.

  • Le projet Teasdale-Corti (2007-2012) a permis la création de la première maîtrise en maladies infectieuses et zoonotiques au Honduras.
  • Plus de 170 publications scientifiques indexées ont été produites au cours de la dernière décennie, représentant 12 % de la production de l’Université nationale autonome du Honduras (UNAH).
  • La collaboration internationale, le leadership local et l’intégration institutionnelle se sont avérés essentiels pour maintenir ces avancées.

Le Honduras a longtemps souffert d’un sous-investissement chronique dans la recherche scientifique, avec des dépenses inférieures à 0,1 % du produit intérieur brut. Historiquement, le système universitaire hondurien s’est concentré principalement sur l’enseignement, laissant peu de place à la recherche fondamentale et appliquée. Cependant, une dynamique positive s’est enclenchée au cours de la dernière décennie, notamment grâce à un partenariat fructueux avec le Canada.

Entre 2007 et 2012, le projet Teasdale-Corti a marqué un tournant décisif. Cette initiative conjointe a permis la mise en place d’une maîtrise universitaire spécialisée dans les maladies infectieuses et zoonotiques – une première pour le Honduras. Parallèlement, un laboratoire de recherche biomédicale a été créé, ainsi qu’un comité d’éthique et des programmes de formation en biosécurité. Ces éléments constitutifs ont jeté les bases de l’Institut de recherche en microbiologie, qui est devenu un pôle d’expertise national.

Les retombées de ces investissements sont tangibles. Au cours de la dernière décennie, de nombreux chercheurs ont été formés et des groupes de recherche se sont consolidés autour de maladies infectieuses prioritaires pour le pays. Cette dynamique s’est traduite par la publication de plus de 170 articles scientifiques indexés, ce qui représente environ 12 % de la production scientifique totale de l’UNAH. L’introduction du statut de chercheur assistant a également contribué à une augmentation significative de la production académique.

Malgré ces progrès, le Honduras accuse un retard notable par rapport à d’autres pays d’Amérique centrale, notamment le Costa Rica et le Panama, où les investissements dans la recherche sont plus importants. Néanmoins, l’expérience hondurienne démontre qu’il est possible de renforcer les capacités scientifiques, même dans un contexte vulnérable, à condition de combiner une vision stratégique claire, des alliances durables et un engagement fort des institutions. Il est toutefois crucial de souligner que les acquis actuels restent fragiles et nécessitent une consolidation continue pour garantir leur pérennité.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.