Home SantéLa DFG finance l’école doctorale Org-BOOST à ​​hauteur d’environ neuf millions d’euros

La DFG finance l’école doctorale Org-BOOST à ​​hauteur d’environ neuf millions d’euros

by Sophie Martin

Publié le 17 décembre 2025 à 15h19. Une nouvelle école doctorale financée par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG) à l’Université d’Ulm ambitionne de révolutionner la recherche sur le cancer en utilisant des organes artificiels miniatures pour mieux comprendre et traiter la maladie.

  • La DFG investit près de neuf millions d’euros (environ 9,6 millions de dollars américains) dans l’école doctorale Org-BOOST.
  • Vingt doctorants et dix médecins étudieront la modélisation organoïde des tumeurs solides pour personnaliser les traitements.
  • L’objectif est de reproduire fidèlement les tissus tumoraux en laboratoire et de prédire l’efficacité des thérapies.

L’Université d’Ulm s’apprête à ouvrir une nouvelle voie dans la lutte contre le cancer grâce à une approche innovante : la création d’organoïdes, de véritables « mini-tumeurs » cultivées en laboratoire. Ces modèles, reproduisant les caractéristiques spécifiques des cancers de chaque patient, permettront de tester l’efficacité de différentes thérapies avant de les appliquer en conditions réelles. Cette initiative est rendue possible grâce à un financement de près de neuf millions d’euros (environ 9,6 millions de dollars américains) de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG), l’agence allemande de financement de la recherche.

Les cancers du pancréas, de la vessie et du sein, parmi d’autres, continuent de représenter un défi majeur en matière de santé publique. Pour mieux appréhender ces maladies complexes, les chercheurs d’Ulm ont choisi de se concentrer sur les organoïdes, des structures tridimensionnelles cultivées à partir de cellules souches ou tumorales. Ces organoïdes imitent les propriétés des organes ou des tissus cancéreux de chaque patient, ouvrant la voie à une médecine personnalisée et à des traitements plus ciblés.

« Nous ramenons en quelque sorte le tissu tumoral de chaque patient dans une boîte de Pétri », explique le professeur Alexander Kleger, directeur de l’Institut d’oncologie moléculaire et de biologie des cellules souches de l’hôpital universitaire d’Ulm et porte-parole de l’école doctorale. « Cela nous permet d’examiner très précisément quelles combinaisons de changements génétiques, de réponse immunitaire et de microenvironnement déterminent si une tumeur se développe de manière agressive ou répond à une thérapie particulière. »

L’école doctorale Org-BOOST (Modélisation organoïde des tumeurs solides) se concentrera sur différents types de cancers, notamment ceux du pancréas, de la vessie, des intestins, du sein et les maladies malignes du système sanguin. Les chercheurs s’efforceront d’identifier des mécanismes pathologiques communs, de découvrir de nouveaux biomarqueurs et de développer des pistes thérapeutiques innovantes. Le Ulm Core Facility Organoids (CFO), une sorte de « biobanque vivante » où sont conservés des échantillons de tumeurs de patients, jouera un rôle central dans cette démarche. Grâce à des processus automatisés, un grand nombre d’organoïdes tumoraux individuels pourront être générés et testés expérimentalement.

« Org-BOOST est l’une des premières écoles doctorales au monde à placer les technologies organoïdes au cœur d’un programme de doctorat structuré », souligne le professeur junior Markus Breunig, co-conférencier d’Org-BOOST et chef de groupe à l’Institut d’oncologie moléculaire et de biologie des cellules souches. « En reliant étroitement la pratique clinique, la biologie des cellules souches, la biofabrication 3D et la science des données, nous créons un environnement unique dans lequel les jeunes chercheurs peuvent apprendre à comprendre le cancer à plusieurs niveaux en même temps. » Le Dr Mirja Harms, co-porte-parole d’Org-BOOST et chef de groupe à l’Institut de virologie moléculaire, ajoute : « Nos modèles organoïdes ne sont pas seulement des outils de recherche, mais un élément de base important pour l’oncologie translationnelle. À long terme, nous voulons contribuer à garantir que les décisions thérapeutiques soient davantage basées sur des données et des modèles – dans le but d’améliorer les chances de survie et la qualité de vie des patients atteints de cancer. »

L’école doctorale proposera un programme de qualification structuré comprenant des cours de laboratoire spécifiques aux organoïdes, des séminaires et des formats innovants. Org-BOOST sera intégré à l’International Graduate School in Molecular Medicine Ulm (IGradU) et est étroitement lié au Ulm 3R Center i3RU et au Comprehensive Cancer Center Ulm (CCCU). L’utilisation systématique d’organoïdes humains devrait également permettre de réduire le nombre de tests sur les animaux.

Pour en savoir plus sur les écoles doctorales de la DFG : https://www.organoids-ulm.com (page d’accueil GRK 3175/1, Org-BOOST) et https://www.linkedin.com/company/org-boost (page LinkedIn d’Org-BOOST).

Contact scientifique : Professeur Alexander Kleger, [email protected]

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Micrographie d'une coculture d'organoïdes de la vessie urinaire dérivés de patients et de fibroblastes associés au cancer. Les images d'immunofluorescence montrent des organoïdes tumoraux de la vessie (rouge) noyés dans un environnement tumoral fibroblastique
Micrographie d’une coculture d’organoïdes de la vessie urinaire dérivés de patients et associés…
Source : Dr M. Melzer, Prof. A. Kleger
Copyright : Dr M. Melzer, Prof. A. Kleger / Uni Ulm

Critères de ce communiqué : Journalistes, scientifiques et universitaires, étudiants ; Biologie, Médecine ; transrégional, national ; Projets de recherche ; Allemand

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