Les marchés financiers affichent une tendance mitigée ce matin, avec des inquiétudes croissantes concernant la faisabilité des investissements massifs dans les infrastructures d’intelligence artificielle (IA). Malgré une dynamique positive pour certains secteurs, les doutes persistent quant à la capacité de ces projets à générer des retours sur investissement rapides.
L’indice Dow Jones, ainsi que le S&P 500 et le NASDAQ, évoluent à la baisse, tandis que les indices principaux montrent une légère progression. Cette divergence est accentuée par la forte pondération des mégacapitalisations technologiques au sein du S&P 500. Les investisseurs s’interrogent sur le calendrier de rentabilité des investissements en IA, et sur les défis liés au financement, à l’approvisionnement en ressources essentielles comme l’électricité et l’eau, ainsi qu’à l’acceptation par les communautés locales.
Les craintes de retards dans la mise en œuvre de ces projets pèsent sur le marché, mais des perspectives d’accélération des revenus et des bénéfices sont attendues à partir de 2026, notamment grâce à la croissance des entreprises spécialisées dans les centres de données, qui affichent un carnet de commandes conséquent.
À ce stade, la performance des secteurs non technologiques est encourageante et contribue à la solidité du marché. Depuis le début de l’année, seul le secteur immobilier affiche des pertes (-0,3 %), et sur les 12 derniers mois, l’immobilier (-4,8 %) et les biens de consommation de base (-2,8 %) sont également en territoire négatif. La technologie (+22,6 %) et les services de communication (+20,5 %) restent les secteurs les plus performants depuis le début de l’année, avec une croissance supérieure à 20 % sur les 12 derniers mois. Malgré une pression récente, le secteur technologique continue de surperformer.
L’attention des investisseurs reste focalisée sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les données récentes sur l’emploi et l’inflation restent mitigées, compliquant les prévisions. Le gouverneur de la Fed, Christopher Waller, a déclaré qu’il ne s’inquiétait pas outre mesure, tout en reconnaissant un affaiblissement du marché du travail. Il estime qu’une baisse des taux d’intérêt d’environ 1 % serait appropriée dans les conditions actuelles. Une telle baisse début 2026 serait perçue positivement par les marchés. Cette situation crée un paradoxe où des nouvelles économiques décevantes pourraient être interprétées comme un signal favorable à une baisse des taux, tout en alimentant les craintes de récession.
Sur le marché des matières premières, le prix du pétrole continue de grimper, atteignant un nouveau sommet. Le baril de pétrole brut s’échange désormais à plus de 56 $ (environ 51 €), et le gaz naturel à plus de 4 $ par million de pieds cubes (environ 3,7 €). Le prix de l’essence reste stable, proche de ses récents plus bas. Le marché des cryptomonnaies reste faible, avec le Bitcoin évoluant sous la barre des 90 000 $.
Les tendances observées en début de journée se maintiennent, et les conditions météorologiques sont favorables. Les investisseurs espèrent un « rallye de Noël », qui correspond aux cinq derniers jours de bourse de l’année et aux deux premiers jours de janvier, période pendant laquelle les investisseurs institutionnels ont généralement achevé leurs ajustements de portefeuille de fin d’année. Les perspectives pour 2026 restent globalement positives.
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