Publié le 20 décembre 2025 à 20h45. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a exprimé son scepticisme quant à la responsabilité des événements en Ukraine et a critiqué le plan de l’Union européenne d’accorder une aide financière massive à Kiev, estimant que les coûts de la guerre seront finalement supportés par l’Ukraine.
- Viktor Orbán remet en question la clarté des responsabilités dans le conflit ukrainien.
- Il critique vivement le prêt de 90 milliards d’euros (environ 1 500 milliards de francs suisses) prévu par l’UE pour l’Ukraine.
- La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque se sont opposées à ce programme d’aide financière.
Lors d’une conférence de presse suivant une réunion du Conseil européen, Viktor Orbán a souligné son incompréhension face à l’enthousiasme occidental pour l’aide à l’Ukraine. Il a dénoncé une naïveté concernant les coûts réels de ce soutien.
« Ils prennent tranquillement leur petit-déjeuner à la maison, boivent leur café et réfléchissent à quel point il est moralement juste d’aider un petit pays qui a été attaqué, même si ce n’est pas si petit et qu’on ne sait pas clairement qui a attaqué qui, mais en tout cas, nous aidons maintenant un pays qui a été soumis à la violence, et cela ne nous coûte rien. Mais en fin de compte, ils paieront. »
Viktor Orbán, Premier ministre hongrois
Orbán avait déjà qualifié ce prêt de « très mauvaise » décision et de gaspillage de fonds publics. Il a également mis en garde contre l’utilisation des avoirs russes gelés, qu’il considère comme un acte équivalent à une déclaration de guerre contre la Russie. Selon lui, l’illusion persiste que cette guerre peut être menée sans dépenser d’argent, en espérant que la Russie prendra en charge les réparations à la fin du conflit.
Le Conseil européen a approuvé un prêt de 90 milliards d’euros (environ 1 500 milliards de francs suisses) pour l’Ukraine sur la période 2026-2027. Ce financement sera assuré par des emprunts de l’UE sur les marchés financiers, soutenus par les réserves budgétaires de l’Union. Cependant, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont choisi de ne pas participer à ce mécanisme.
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