Primaire De Gauche : Cinq Candidats S’Affrontent Sur LCI Pour 2027
Le premier débat télévisé de la primaire de l'espace social-démocrate, diffusé sur LCI le mercredi 23 septembre 2026, a vu s'affronter cinq candidats autour de la guerre en…
Le premier débat télévisé de la primaire de l’espace social-démocrate, diffusé sur LCI le mercredi 23 septembre 2026, a vu s’affronter cinq candidats autour de la guerre en Ukraine, du conflit à Gaza et des alliances contestées avec La France insoumise.
Cinq prétendants se sont retrouvés sur le plateau de LCI pour un premier grand oral de plus de trois heures, marqué par des passes d’armes musclées.
Le dossier ukrainien et la menace russe au cœur des tensions
La guerre en Ukraine a provoqué l’un des affrontements les plus directs de la soirée. Ségolène Royal a défendu la nécessité d’ouvrir des négociations avec la Russie tout en déclarant vouloir aider l’Ukraine à obtenir une paix juste et durable, selon le compte-rendu de La Dépêche. L’ancienne ministre a affirmé que le conflit aurait pu ne pas exister et a regretté d’être parfois qualifiée de poutinolâtre lorsqu’elle évoque la paix.
Face à cette position, Raphaël Glucksmann a opposé un refus catégorique, estimant que le président russe Vladimir Poutine n’a aucune intention de négocier avec les Européens. L’eurodéputé a qualifié le conflit de guerre contre l’Europe et a averti qu’il peut y avoir une attaque massive sur le territoire européen dans les années à venir, appelant à se préparer et à renforcer l’aide militaire à Kiev. Jérôme Guedj a quant à lui reproché à Ségolène Royal un certain flottement sur ce dossier géopolitique majeur.
Clivages profonds sur le Proche-Orient et l’usage du mot génocide
Le conflit israélo-palestinien et la situation à Gaza ont également fracturé le plateau. Ségolène Royal a soutenu que la montée de l’antisémitisme n’était pas imputable à Israël mais à ses dirigeants actuels, appelant à entendre davantage de voix juives et israéliennes qualifiant ce qui se passe à Gaza d’intolérable.
Ces propos ont immédiatement suscité l’indignation de Jérôme Guedj. Ce dernier a dénoncé une injonction incroyable, affirmant que dire que c’est aux Juifs de se justifier du gouvernement israélien, c’est essentialiser le conflit. Raphaël Glucksmann a abondé dans le même sens, soulignant le risque de voir des familles agressées dans la rue sous prétexte d’arborer une kippa. Par ailleurs, le terme génocide a divisé les candidats : Olivier Faure a insisté pour l’employer afin de dire stop à ce massacre insupportable, tandis que Raphaël Glucksmann a refusé de le prononcer, rapportent les analyses d’Orange.
La question centrale des alliances avec La France insoumise
La stratégie à adopter vis-à-vis de La France insoumise a cristallisé les tensions internes à la gauche. Jérôme Guedj s’en est pris avec virulence au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, lui reprochant l’accord conclu avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon lors des élections législatives anticipées de 2024. La godille, c’est bon pour le ski, pas pour la gauche, a assené Jérôme Guedj, ajoutant qu’il se fichait de la survie d’un groupe parlementaire socialiste si cela signifiait se soumettre à LFI.
Photo: LCP
Il n’y a pas de gauche irréconciliable.
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Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, via 20minutes
En réponse, Olivier Faure a exhorté ses concurrents à cesser leur obsession envers le parti de Jean-Luc Mélenchon et à concentrer leurs efforts contre l’extrême droite. Une ligne partagée par Emmanuel Maurel, qui a rappelé la nécessité de se rassembler en cas de présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. À l’inverse, Raphaël Glucksmann a exclu de manière définitive toute alliance future avec LFI, que ce soit pour la présidentielle ou pour les législatives, estimant que le dirigeant insoumis effraie trop d’électeurs pour permettre une victoire, selon les précisions apportées par LCP.
Pouvoir d’achat, salaires et exclusion de Philippe Brun
Le débat a également abordé les préoccupations économiques quotidiennes des Français à travers le témoignage de Joana, une mère célibataire au chômage.
Photo: Tf1info
Ce calendrier se déroulera toutefois sans Philippe Brun. Le député de l’Eure, suspendu à titre conservatoire par la direction du socialisme après des accusations de violence qu’il conteste, a vu la justice rejeter pour la seconde fois sa demande de réintégration dans la compétition.
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Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.