Publié le 21 décembre 2025 à 01h32. L’administration américaine intensifie la pression sur le Venezuela en déployant une force navale importante et en envisageant des sanctions économiques renforcées, tandis que les marchés financiers parient sur un changement de régime à Caracas.
- Le déploiement naval américain dans les Caraïbes, incluant le plus grand porte-avions au monde, vise à contrer le trafic de drogue.
- Les obligations vénézuéliennes ont connu une augmentation spectaculaire de 101 % en 2025, reflétant l’optimisme des investisseurs quant à un possible changement de pouvoir.
- Donald Trump n’exclut pas une intervention militaire au Venezuela, tout en désignant Nicolás Maduro comme le chef d’un « cartel des soleils ».
La tension monte d’un cran entre les États-Unis et le Venezuela. En août dernier, Washington a lancé un important déploiement naval dans les Caraïbes, avec à sa tête le plus grand porte-avions au monde, dans le but de lutter contre le trafic de drogue. À ce jour, l’agence de presse AFP fait état de la destruction d’au moins 29 navires et de 104 décès.
La semaine dernière, l’arrestation d’un pétrolier le 10 décembre a exacerbé les tensions. Le président Trump a désigné Nicolás Maduro comme le chef d’un supposé « cartel des soleils » et a ordonné, mardi dernier, le blocus total des pétroliers sanctionnés entrant ou sortant des ports vénézuéliens. Cette décision vise à couper les revenus pétroliers du régime de Maduro.
Parallèlement à ces développements, une rumeur persistante évoque la possibilité d’une déclaration de guerre américaine contre le Venezuela. Bien que cette hypothèse n’ait pas été confirmée, Donald Trump a refusé d’y écarter la possibilité lors d’une interview accordée à NBC News. Il a déclaré : « Il sait exactement ce que je veux. »
Cette situation a un impact notable sur les marchés financiers. Selon Bloomberg, les obligations vénézuéliennes ont enregistré une hausse spectaculaire de 101 % en 2025, doublant ainsi leur valeur. Cette reprise, amorcée en août, témoigne de la confiance des investisseurs dans un éventuel changement de régime et dans la perspective d’une transition vers un système économique plus aligné sur les standards américains.
Les investisseurs parient sur un départ de Maduro, anticipant un changement de direction économique qui pourrait inverser l’exode massif de Vénézuéliens vers les pays voisins. Les obligations souveraines, considérées comme le reflet direct du risque pays et de la santé budgétaire, se négocient actuellement en moyenne à 28 cents par dollar, selon Bloomberg.
Les analystes estiment que le départ de Maduro pourrait résulter d’une fracture interne au sein du régime, d’une opération militaire ciblée menée par les États-Unis, ou, bien que moins probable, d’une invasion terrestre. Le marché semble donc avoir déjà intégré cette possibilité dans ses estimations.
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Gestion.pe
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