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Ventilation par le bas : un chercheur développe une méthode inhabituelle

Publié le 21 décembre 2025 à 18h00. Des chercheurs japonais explorent une méthode de ventilation artificielle radicalement nouvelle : l’oxygénation par voie rectale, une approche qui pourrait offrir une alternative en cas d’urgence respiratoire. Une équipe médicale japonaise…

Ventilation par le bas : un chercheur développe une méthode inhabituelle

Publié le 21 décembre 2025 à 18h00. Des chercheurs japonais explorent une méthode de ventilation artificielle radicalement nouvelle : l’oxygénation par voie rectale, une approche qui pourrait offrir une alternative en cas d’urgence respiratoire.

  • Une équipe médicale japonaise a testé avec succès l’administration d’oxygène liquide par voie rectale chez des animaux.
  • Des essais préliminaires sur des volontaires humains ont confirmé la sécurité de la méthode, sans pour l’instant démontrer une augmentation significative de l’absorption d’oxygène.
  • Cette technique pourrait compléter les méthodes de ventilation traditionnelles dans des situations critiques de manque d’oxygène.

La ventilation artificielle, qu’elle soit réalisée par la bouche ou le nez, est une pratique courante pour soutenir les patients souffrant d’insuffisance respiratoire. Le Service d’information pulmonaire explique que cette assistance permet d’assurer un apport suffisant en oxygène et l’élimination du dioxyde de carbone. Les techniques existantes se divisent en deux catégories : non invasives, via un masque buccal ou nasal, et invasives, nécessitant l’insertion d’un tube dans la trachée. Un gastro-entérologue japonais, le docteur Takanori Takebe, a cependant exploré une voie insoupçonnée : la ventilation par l’anus.

L’idée de cette approche inhabituelle est née de la recherche d’une solution plus douce pour son père, hospitalisé pour une pneumonie et nécessitant une assistance respiratoire. Selon Welt.de, le docteur Takebe s’est inspiré du mudskipper, un poisson d’eau douce capable d’absorber l’oxygène à travers ses intestins lorsqu’il est exposé à l’air. Ce poisson complète ainsi sa respiration branchiale en situation de manque d’oxygène, en capturant l’air à la surface de l’eau et en le dirigeant directement vers son système digestif, comme le précise Standard.at.

En collaboration avec d’autres chercheurs, le docteur Takebe a mené une série d’expériences sur des souris et des porcs, en leur administrant de la perfluorodécaline liquide enrichie en oxygène par voie rectale. Cette substance, introduite à l’aide d’un tube rectal, est censée être absorbée par le bas intestin et transférée directement dans la circulation sanguine. Les résultats ont montré une augmentation mesurable de la saturation en oxygène dans le sang. Ces découvertes ont été publiées dans la revue spécialisée The Lancet Respiratory Medicine.

Pour évaluer le potentiel de cette méthode chez l’homme, 27 volontaires masculins ont reçu une dose de liquide par voie rectale, qui a été maintenue pendant environ une heure. Bien que l’étude n’ait pas révélé d’augmentation significative de la consommation d’oxygène comparable à celle observée chez les animaux, elle a confirmé la sécurité de la procédure. Comme le soulignent les résultats publiés dans The Lancet Respiratory Medicine, des doses allant jusqu’à 1 000 millilitres ont été bien tolérées, et seules des douleurs abdominales ont été signalées chez quatre des six sujets ayant reçu des doses supérieures à 1 500 millilitres.

L’avenir de cette technique reste incertain. Le docteur Takebe envisage une utilisation complémentaire à la ventilation classique, en particulier dans les situations d’urgence où l’accès à l’oxygène est limité. Cependant, des recherches plus approfondies sont nécessaires avant que cette procédure puisse être envisagée pour une application clinique généralisée.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.