Publié le 22 décembre 2025. La cour d’appel de Santiago a confirmé une indemnisation de 3 millions de dollars (environ 2,7 millions d’euros) à un client d’Easy, suite à sa rétention abusive dans un magasin après une erreur de prix, et à la poursuite judiciaire infructueuse qui s’ensuivit.
- Un client a été retenu par la sécurité d’un magasin Easy après avoir payé un article au prix affiché, mais accusé d’avoir modifié l’étiquette.
- L’affaire a abouti à un non-lieu pénal, faute de preuves de fraude.
- La cour d’appel a validé la condamnation d’Easy pour manquement à son devoir de sécurité envers ses clients.
L’incident s’est produit dans un magasin Easy de la commune de La Florida. Selon le jugement, le client avait réglé le prix indiqué sur l’emballage, reçu son ticket de caisse et quittait le magasin lorsqu’il a été interpellé par le personnel de sécurité, qui l’accusait d’avoir substitué l’étiquette du produit. Il a ensuite été conduit au poste de police et une enquête pour fraude potentielle a été ouverte.
Cette enquête a finalement été classée sans suite, les autorités n’ayant pu établir de manœuvres frauduleuses ou d’infraction pénale. Malgré cela, le client a déposé une plainte pour contrefaçon et une action civile devant le deuxième tribunal de police local de Floride, invoquant une violation du Code de la consommation.
En novembre 2024, le tribunal de première instance a donné raison au plaignant, estimant qu’Easy Retail SA avait manqué à son obligation de sécurité envers sa clientèle. La décision soulignait le caractère disproportionné et injustifié de l’action du personnel de sécurité, le client ayant payé le prix affiché et aucune preuve tangible ne justifiant sa rétention ou sa remise à la police.
En conséquence, l’entreprise a été condamnée à verser une amende ainsi qu’une indemnisation de 3 000 000 $ (environ 2,7 millions d’euros) pour préjudice moral. Easy a fait appel de cette décision, arguant de l’absence de négligence et de la conformité des actions des agents de sécurité aux protocoles internes.
Cependant, le Cour d’appel de Santiago a confirmé l’intégralité du jugement de première instance le 12 décembre 2025. La septième chambre de la cour a rejeté l’appel d’Easy, considérant que la violation du droit de la consommation était établie et que l’indemnisation était justifiée. Un des magistrats, Tomás Gray, s’est cependant opposé à cette décision, estimant que les actions du personnel de sécurité étaient justifiées par les circonstances.
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