Publié le 23 décembre 2025. Le constructeur de chars de carnaval Jacques Tilly est visé par une enquête pénale en Russie suite à une satire politique mordante présentée lors du défilé du lundi des roses à Düsseldorf, ravivant les tensions entre l’artiste et le Kremlin.
- La justice russe a ouvert une procédure pénale contre Jacques Tilly pour diffamation de l’armée russe.
- L’accusation fait suite à la présentation d’un char de carnaval représentant Vladimir Poutine et Donald Trump écrasant le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sous la devise « Pacte Hitler-Staline 2.0 ».
- Plusieurs personnalités politiques allemandes ont exprimé leur solidarité avec Tilly.
Jacques Tilly considère cette accusation comme une marque de reconnaissance de l’impact de son travail. Il a déclaré qu’il comptait bien intégrer à nouveau Vladimir Poutine dans ses créations futures. Selon l’artiste, cette action de la Russie marque une escalade dans la censure des voix dissidentes à l’étranger.
L’incident s’est produit lors du traditionnel défilé du lundi des roses à Düsseldorf, où les chars satiriques sont une institution. La création de Tilly, particulièrement provocatrice, dénonçait un rapprochement perçu entre la Russie et les États-Unis au détriment de l’Ukraine. L’image de Poutine et Trump écrasant Zelensky a suscité une vive réaction, tant en Allemagne qu’à l’étranger.
Plusieurs figures politiques allemandes ont rapidement manifesté leur soutien à Tilly face à la menace russe. Le Premier ministre de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Wüst, a notamment appelé à la solidarité avec l’artiste. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Russie et l’Occident, exacerbées par le conflit en Ukraine.
Dans une interview accordée à Deutschlandfunk, Tilly a affirmé :
« Je considère cette accusation comme un encouragement, cela montre que mon travail a du sens et qu’il blesse ceux qui sont visés. »
Jacques Tilly, artiste
Cette affaire souligne les risques encourus par les artistes et les satiristes qui osent critiquer le pouvoir russe, même depuis l’étranger. Elle met également en lumière la sensibilité du Kremlin face aux critiques et son recours à des mesures légales pour tenter de faire taire les voix dissidentes.
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