L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, le 23 décembre 2025, la reconnaissance officielle des autorités de réglementation des produits médicaux d’Australie et d’Indonésie, renforçant ainsi le réseau mondial de surveillance de la qualité des médicaments et des vaccins.
La Therapeutic Goods Administration australienne et la Badan Pengawas Obat dan Makanan (BPOM) indonésienne, l’autorité indonésienne de contrôle des médicaments et des aliments, rejoignent le réseau mondial de listes de l’OMS (WLA). Ce réseau compte désormais 41 autorités de réglementation issues de 39 pays. « Ce réseau élargi soutient un système de réglementation plus inclusif et connecté à l’échelle mondiale, améliorant l’accès à des produits de santé sûrs, efficaces et de qualité dans le monde entier », a déclaré Yukiko Nakatani, sous-directrice générale de l’OMS pour les systèmes de santé, l’accès et les données.
Le cadre WLA facilite la collaboration entre les autorités de réglementation, les agences internationales et les organismes de passation des marchés en leur permettant de s’appuyer sur les évaluations et les décisions des autorités reconnues par l’OMS. Cette approche vise à réduire les doublons d’examens, à atténuer les pénuries potentielles et à accélérer la mise à disposition des médicaments et des vaccins, notamment en cas d’urgence sanitaire.
L’obtention du statut WLA est le fruit d’une évaluation volontaire et rigoureuse, basée sur des normes internationales reconnues. Les autorités de réglementation doivent démontrer leur capacité à assurer une surveillance fiable dans des domaines clés de la réglementation des produits médicaux.
La BPOM indonésienne est la première autorité de réglementation autonome d’un pays à revenu intermédiaire à obtenir cette reconnaissance. L’OMS souligne que cette réussite prouve qu’un niveau élevé de capacité réglementaire est atteignable même avec des ressources limitées, et pourrait encourager d’autres pays à suivre cette voie. Par ailleurs, l’Australie, avec son adhésion, a achevé la transition de son système de réglementation, auparavant considéré comme « strict », vers le cadre WLA.
Plusieurs autres autorités de réglementation nationales ont déjà manifesté leur intérêt pour le processus d’adhésion, témoignant d’une adoption croissante de ce système mondial.