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Santé

Examen des cancers gastro-intestinaux à apparition précoce : réponse

Les stratégies de dépistage du cancer de l'estomac et colorectal, particulièrement au Japon et en Corée du Sud, semblent avoir contribué à une diminution de l'incidence de ces maladies depuis 1990, contrairement à d'autres pays comme les États-Unis…

Les stratégies de dépistage du cancer de l’estomac et colorectal, particulièrement au Japon et en Corée du Sud, semblent avoir contribué à une diminution de l’incidence de ces maladies depuis 1990, contrairement à d’autres pays comme les États-Unis où le dépistage systématique n’est pas encore recommandé.

Une étude récente a examiné l’évolution de l’incidence du cancer gastrique et a souligné l’importance de prendre en compte les différences dans les approches de dépistage entre les nations. Selon les données analysées, l’incidence du cancer gastrique précoce et tardif a diminué au Japon (une baisse moyenne annuelle de 3,44 % et 1,21 % respectivement) et en Corée du Sud (baisse annuelle de 2,32 % et 2,05 % respectivement) entre 1990 et 2019. Cette évolution est probablement liée aux programmes de dépistage opportunistes et à grande échelle mis en place dans ces pays, comme l’a souligné le Dr Yoshino dans ses commentaires.

En revanche, l’incidence du cancer gastrique précoce a augmenté dans plusieurs autres pays, notamment aux États-Unis, où le dépistage systématique n’est pas actuellement préconisé. D’autres facteurs régionaux pourraient également expliquer ces disparités, notamment la prévalence de l’infection à Helicobacter pylori en Asie de l’Est.

Une méta-analyse portant sur 8 essais cliniques randomisés, impliquant un total de 58 628 participants en Asie de l’Est et en Colombie, a révélé que l’éradication de H. pylori chez les personnes infectées était associée à une réduction significative du risque de cancer gastrique. Les résultats ont montré 258 cas de cancer parmi 29 782 personnes traitées (0,87 %) contre 351 cas parmi 28 846 personnes n’ayant pas reçu de traitement ou un placebo (1,2 %) ; le risque relatif était de 0,64 (intervalle de confiance à 95 %, 0,48-0,84).

Bien qu’une analyse approfondie des directives de dépistage du cancer dans chaque pays dépasse le cadre de cette étude, il est clair que la connaissance des pratiques de dépistage spécifiques à chaque nation est essentielle pour interpréter et comparer les taux d’incidence du cancer à l’échelle mondiale. Comme le souligne l’étude, « une compréhension des pratiques de dépistage spécifiques à chaque pays est clairement importante pour interpréter et comparer les taux d’incidence du cancer dans le monde. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.