Publié le 26 décembre 2025 à 12h04. En 2025, le Sahan Journal a suivi de près les enjeux cruciaux de l’accès aux soins de santé dans le Minnesota, notamment les restrictions pour les populations immigrées et les efforts pour réduire les inégalités en matière de santé mentale.
- L’accès aux soins de santé pour les bénéficiaires du programme DACA a été remis en question, puis finalement restreint.
- Un projet de loi visant à limiter l’accès à MinnesotaCare pour les personnes sans papiers a suscité de vives inquiétudes.
- Une augmentation du nombre de thérapeutes somaliens a permis de mieux répondre aux besoins spécifiques de cette communauté.
L’année 2025 a été marquée par des changements importants et parfois inquiétants dans le paysage de la santé au Minnesota. Le Sahan Journal a couvert en profondeur ces évolutions, mettant en lumière les défis rencontrés par les populations les plus vulnérables et les initiatives prometteuses pour améliorer l’accès aux soins.
Une règle de l’administration Biden, qui permettait aux bénéficiaires du programme d’action différée pour les arrivées d’enfants (DACA) d’accéder aux plans de la loi sur les soins abordables, a été annulée. Cette décision a entraîné la perte de couverture pour plus de 500 000 personnes. Alejandra Rivera, une ancienne bénéficiaire du DACA, avait pu bénéficier de ces soins et se trouvait désormais confrontée à l’incertitude.
Parallèlement, un projet de loi déposé par le représentant républicain Isaac Schultz visait à interdire l’accès à MinnesotaCare aux adultes sans papiers. Bien que présenté comme une mesure budgétaire, ce projet de loi a été perçu par ses détracteurs comme une tentative d’amplifier le sentiment anti-immigré. Finalement, le financement du programme a été supprimé dans le cadre d’un compromis budgétaire, ce qui entraînera la perte de couverture pour des dizaines de milliers de Minnesotans sans papiers à partir du 1er janvier.
Cependant, des initiatives positives ont également émergé. Le nombre de thérapeutes somaliens a augmenté, ce qui a permis de mieux répondre aux besoins spécifiques de cette communauté en matière de santé mentale. Ashwak Hassan, une thérapeute somalienne, a expliqué comment elle utilise des approches culturellement adaptées et l’islam pour aider ses patients. Son témoignage a contribué à faire évoluer le discours sur la santé mentale au sein de la communauté somalienne.
Une autre initiative encourageante a été celle de Muhiyadin Aden, un ancien interprète du Hennepin County Medical Center (HCMV) devenu assistant médical. Son parcours illustre l’importance de combler le fossé linguistique et culturel entre les professionnels de la santé et les patients somaliens.
Enfin, les hôpitaux et cliniques communautaires du Minnesota se préparent à l’impact des réductions de Medicaid, prévues dans le cadre du « One Big Beautiful Bill Act ». Ces réductions, d’un montant de 1 000 milliards de dollars sur 10 ans, pourraient avoir des conséquences graves pour les patients les plus vulnérables, comme Charlotte Watkins, qui lutte contre le lupus depuis plus de 20 ans. Le reportage du Sahan Journal a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés ces établissements et les patients qu’ils servent.