Portsmouth, Virginie – Une clause contractuelle courante, la non-concurrence, contribue silencieusement à aggraver la pénurie de médecins et à limiter l’accès aux soins pour les patients, notamment dans des villes comme Portsmouth. Une neurologue locale a été contrainte de quitter son poste en raison de cette restriction, illustrant les conséquences concrètes de ces accords.
La docteure Sharisse Stephenson, auparavant neurologue et directrice médicale de l’électroencéphalographie (EEG) à Portsmouth, a dû renoncer à son activité suite à l’application d’une clause de non-concurrence de deux ans. Cette clause l’empêche d’exercer la neurologie dans un rayon de 24 kilomètres (environ 15 miles) autour de l’hôpital où elle travaillait. Un périmètre qui couvre l’ensemble de la communauté où résident de nombreux de ses patients, ainsi que la ville où elle demeure.
« Les patients voient rarement les contrats qui sous-tendent leurs soins, mais les médecins les ressentent au quotidien », explique la docteure Stephenson. La situation est d’autant plus préoccupante à Portsmouth, où la pénurie de neurologues est déjà criante. Les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous s’allongent de plus en plus, et les services d’urgence sont régulièrement sollicités.
Ces clauses de non-concurrence, bien que destinées à protéger les intérêts des employeurs, peuvent avoir des effets pervers sur l’offre de soins. En limitant la mobilité des médecins, elles réduisent le nombre de professionnels disponibles et entravent la possibilité pour les patients de choisir librement leur praticien.
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