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Les 6 prédictions d’une société de capital-risque pour l’avenir des soins de santé en 2026

Le secteur de la santé française se prépare à une année 2026 marquée par une pression accrue sur les coûts, une évaluation réaliste du potentiel de l'intelligence artificielle et une transformation des modes de prise en charge des…

Les 6 prédictions d’une société de capital-risque pour l’avenir des soins de santé en 2026

Le secteur de la santé française se prépare à une année 2026 marquée par une pression accrue sur les coûts, une évaluation réaliste du potentiel de l’intelligence artificielle et une transformation des modes de prise en charge des patients. Ces prévisions proviennent de LRVHealth, une société de capital-risque spécialisée dans le domaine de la santé, qui anticipe des changements significatifs dans les prochaines années.

La maîtrise des coûts sera un moteur essentiel de l’innovation, selon Ellen Herlacher, associée chez LRVHealth. Alors que les marges de manœuvre financières se réduisent, les prestataires de soins devront optimiser leurs ressources et éviter les dépenses inutiles. « Avec moins d’argent entrant dans le système, les prestataires vont devoir faire plus avec moins », explique-t-elle. Cela passera par une optimisation des sites de soins, l’automatisation et l’adoption de technologies innovantes.

L’intelligence artificielle (IA), bien que prometteuse, devra faire ses preuves. Keith Figlioli, associé directeur chez LRVHealth, estime que les attentes devront être tempérées. « De nombreux projets pilotes d’IA progresseront et nous continuerons à voir davantage d’IA dans les environnements de production, mais nous ne verrons toujours pas le véritable impact de l’IA avant un certain temps », précise-t-il. Il anticipe que les organisations mettront plusieurs années avant de pouvoir mesurer un retour sur investissement significatif.

En parallèle, le marché des introductions en bourse (IPO) dans le secteur de la santé numérique devrait rester stable en 2026, après un dégel partiel l’année précédente avec des entreprises comme Charnière Santé et Omada. Figlioli prévoit une augmentation des fusions et acquisitions, signalée par les récentes acquisitions d’Exact Sciences par Abbott et d’Intelerad par GE. « Le domaine dans lequel nous verrons davantage d’action l’année prochaine est celui des fusions et acquisitions dans le domaine de la santé numérique », a-t-il déclaré.

La gestion du programme 340B, qui permet aux hôpitaux traitant une population défavorisée d’acquérir des médicaments à prix réduit, deviendra plus complexe. Josh Flum, associé directeur chez LRVHealth, souligne l’augmentation des exigences administratives et la surcharge des équipes chargées de la surveillance. « Les exigences en matière de documentation et les charges administratives continuent de croître, et de nombreuses équipes chargées de la surveillance sont déjà surchargées et manquent de ressources », explique-t-il.

Enfin, les stratégies de prise en charge des patients évolueront, avec une tendance à la délocalisation des traitements par perfusion vers des établissements moins coûteux. Flum observe que les systèmes de santé devront s’adapter pour éviter de perdre des patients et des revenus. « Dans ce contexte, de nombreux systèmes risquent de fuir les patients et de perdre des revenus s’ils ne s’adaptent pas », avertit-il. Il anticipe une recherche accrue de partenariats pour étendre l’accès aux soins en communauté.

Les changements apportés au programme Medicaid et les réductions du financement fédéral accentueront l’importance de l’engagement des patients, en particulier pour les populations les plus vulnérables. Herlacher souligne que les États et les organismes de gestion des soins devront redoubler d’efforts pour instaurer la confiance et garantir l’accès aux soins pour les personnes ayant des besoins complexes.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.