Publié le 30 décembre 2025 à 11h08. Des facteurs génétiques et l’obésité infantile peuvent jouer un rôle crucial dans le développement du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un trouble hormonal fréquent touchant de nombreuses femmes en âge de procréer, selon une spécialiste de la reproduction assistée.
- Entre 5 et 26 % des femmes sont concernées par le syndrome des ovaires polykystiques.
- L’obésité infantile et la prédisposition génétique sont des facteurs d’influence importants.
- Une prise en charge précoce et personnalisée peut améliorer les symptômes et favoriser la grossesse.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble endocrinien complexe caractérisé par un déséquilibre hormonal, notamment un excès d’androgènes, des troubles de l’ovulation et une résistance à l’insuline. Selon le Dr Elena Prada, spécialiste de la procréation assistée à Fertilab Barcelone, la génétique et l’obésité infantile sont des éléments clés dans son développement.
La résistance à l’insuline, explique-t-elle, crée un cercle vicieux qui augmente la production d’hormones mâles et rend l’ovulation plus difficile. Il est important de noter que le diagnostic ne se base pas uniquement sur la présence d’ovaires polykystiques visibles à l’échographie, car cette observation ne signifie pas systématiquement la présence du syndrome.
« De nombreuses patientes consultent en raison de règles irrégulières ou absentes. Ce qui peut sembler être un simple problème menstruel n’est souvent que la partie visible de l’iceberg ; si ce n’est pas traité, cela peut entraîner des complications métaboliques telles que le diabète ou la stéatose hépatique. »
Dr Elena Prada, spécialiste de la procréation assistée, Fertilab Barcelone
Le SOPK peut affecter la fertilité et la santé à long terme. La prise en charge privilégiée par le Dr Prada repose sur des changements de style de vie et des traitements médicaux adaptés à chaque patiente. La perte de poids, un régime alimentaire à faible indice glycémique et l’activité physique régulière sont des premières étapes essentielles, en particulier pour les femmes en surpoids ou présentant une résistance à l’insuline.
Ces mesures peuvent être complétées par des médicaments tels que la metformine ou le myo-inositol, qui aident à réguler l’ovulation et le métabolisme. Dans certains cas, des traitements hormonaux inducteurs de l’ovulation, comme le clomifène ou le létrozole, peuvent être prescrits, en tenant compte du profil métabolique et reproductif de la patiente.
« La bonne nouvelle est qu’avec un diagnostic précoce et une approche personnalisée, la plupart des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques peuvent améliorer leurs symptômes et obtenir une grossesse, souvent sans avoir recours à des techniques avancées de procréation assistée. »
Dr Elena Prada, spécialiste de la procréation assistée, Fertilab Barcelone