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ce que dit le ministère de la Santé

Publié le 2024-01-26 10:00:00. Les autorités sanitaires de Mendoza enquêtent sur un possible premier cas de grippe A H3N2, plus précisément de la sous-clade K, une variante particulièrement préoccupante qui sévit actuellement en Europe et en Asie. L'état…

ce que dit le ministère de la Santé

Publié le 2024-01-26 10:00:00. Les autorités sanitaires de Mendoza enquêtent sur un possible premier cas de grippe A H3N2, plus précisément de la sous-clade K, une variante particulièrement préoccupante qui sévit actuellement en Europe et en Asie. L’état de santé du patient, un touriste espagnol âgé de 74 ans, est jugé grave.

  • Un touriste espagnol de 74 ans, hospitalisé à Mendoza, pourrait être le premier cas confirmé de la sous-clade K du virus H3N2 en Argentine.
  • Les autorités sanitaires provinciales attendent les résultats d’analyses complémentaires effectuées par l’Institut Anlis Malbrán à Buenos Aires pour confirmer la souche exacte.
  • Cette souche de grippe A, en forte circulation dans l’hémisphère nord, suscite l’inquiétude en raison de sa contagiosité accrue et de son potentiel à surcharger les systèmes de santé.

L’alerte a été déclenchée après que des informations, initialement diffusées par Radio Nihuil, ont fait état de l’état préoccupant d’un touriste espagnol arrivé à Mendoza pour les vacances. L’homme a commencé à présenter des symptômes de grippe, notamment de la fièvre et des difficultés respiratoires, deux jours après son arrivée. Il a d’abord consulté aux urgences de l’Hôpital Central avant d’être transféré à l’Hôpital Carrillo, où il reste hospitalisé en raison de la gravité de son état.

Le patient souffre de plusieurs comorbidités, notamment une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), un cancer de la prostate et de l’arthrite, ce qui complique son état de santé. Le ministère de la Santé de la province a confirmé qu’il s’agissait d’une personne ayant des antécédents de voyage, un âge avancé et des pathologies préexistantes, des facteurs de risque connus pour une forme plus sévère de la grippe.

Un échantillon a été envoyé à l’Institut Anlis Malbrán, centre national de référence pour le diagnostic de ce type de virus, afin de déterminer si le patient est porteur de la sous-clade K du virus H3N2. Bien que des premiers tests aient confirmé la présence de la grippe A H3N2, les autorités sanitaires préfèrent attendre les résultats définitifs avant de faire une annonce officielle.

« La grippe A présente différentes variantes. L’une d’entre elles, qui circule actuellement, est le H3N2. Nous cherchons à identifier la sous-clade spécifique, notamment si c’est la fameuse sous-clade K qui sévit dans l’hémisphère nord et qui est à l’origine de l’augmentation des cas observée. Nous n’avons pas encore de réponse pour confirmer la sous-clade. »

Dr. Mercedes Toplikar, chef du Département d’épidémiologie

Le Dr. Toplikar a également précisé que deux cas suspects avaient été identifiés précédemment, mais qu’ils avaient été confirmés comme étant dus au virus H3N2, sans pour autant correspondre à la sous-clade K.

La sous-clade K du virus H3N2 suscite une inquiétude particulière en raison de son expansion rapide en Europe, où elle provoque une épidémie sans précédent. Cette épidémie se caractérise par une augmentation précoce et rapide du nombre de cas, entraînant une hausse des hospitalisations et mettant les systèmes de santé sous tension, notamment en Europe et en Asie de l’Est.

Cette variante a pris plusieurs semaines d’avance sur la circulation habituelle de la grippe en hiver dans l’hémisphère nord, représentant désormais la moitié des notifications de grippe. Les autorités sanitaires sud-américaines suivent attentivement l’évolution de la situation dans l’hémisphère nord afin d’anticiper le scénario probable qui se dessinera lorsque les températures baisseront.

Selon Andrea Flaschi, directrice de l’épidémiologie de Mendoza, la vaccination antigrippale est essentielle. « Aux États-Unis et en Europe, la saison grippale a débuté trois semaines plus tôt que d’habitude. Dans ces pays, environ 50 % des cas de grippe A (H3N2) sont liés à cette sous-clade K. »

L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a souligné qu’à ce jour, aucun changement significatif dans la gravité clinique n’a été observé, en termes d’hospitalisations, d’admissions en soins intensifs ou de décès. Cependant, elle a rappelé que les saisons dominées par le sous-type A(H3N2) sont généralement associées à une plus grande gravité, en particulier chez les personnes âgées.

« Pour l’instant, il n’y a pas de signe d’une gravité accrue, mais plutôt d’une plus grande contagiosité et transmissibilité. C’est pourquoi il est crucial de maintenir l’immunité des populations, en particulier chez les personnes présentant des facteurs de risque », a ajouté le Dr. Flaschi.

Malgré l’inquiétude suscitée, les autorités sanitaires de Mendoza insistent sur le fait que la situation actuelle ne peut être comparée à celle vécue avec le Covid-19 ou la pandémie. Elles notent également un plateau dans l’évolution de l’épidémie en Europe, avec une diminution de l’augmentation exponentielle des cas grâce aux campagnes de vaccination, aux mesures de protection et aux recommandations de prudence.

L’OPS indique que la protection offerte par le vaccin antigrippal contre les hospitalisations reste adéquate, avec des niveaux d’efficacité similaires à ceux des saisons précédentes. Elle appelle les pays de la région des Amériques à ajuster leurs plans de préparation et à renforcer l’organisation des services de santé face à l’avancée de la saison grippale et de la circulation d’autres virus respiratoires.

Le ministère de la Santé recommande à la population :

  • Se faire vacciner contre la grippe, en particulier les personnes de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les enfants de 6 à 24 mois et les personnes présentant des facteurs de risque. La vaccination du personnel de santé est obligatoire. Pour les populations à risque, elle est gratuite dans les centres de vaccination publics : adultes de plus de 65 ans, femmes enceintes, agents de santé, enfants entre 6 mois et 5 ans et personnes atteintes de maladies chroniques.
  • Adopter des mesures de prévention : lavage fréquent des mains, aération des locaux.
  • En cas de symptômes respiratoires (fièvre, toux, inconfort), éviter les activités professionnelles ou scolaires et consulter un professionnel de santé.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.