Home AffairesLes membres du syndicat d’une entreprise technologique de Dublin feront grève contre les propositions de licenciement de 420 employés – The Irish Times

Les membres du syndicat d’une entreprise technologique de Dublin feront grève contre les propositions de licenciement de 420 employés – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 2 janvier 2024 à 18h41. Les employés de Covalen, une entreprise sous-traitante de Meta, vont se mettre en grève à Dublin pour protester contre un plan de suppressions d’emplois massif, menaçant jusqu’à 420 postes. Le syndicat dénonce un manque de considération de la direction et des conditions de licenciement jugées insuffisantes.

  • Une grève est prévue le 6 janvier, avec d’autres actions envisagées les 15, 16 et 23 janvier.
  • Le syndicat réclame de meilleures conditions de départ pour les employés licenciés et une représentation collective.
  • Covalen, filiale du groupe CPL, affiche des résultats financiers solides, ce qui, selon le syndicat, lui permettrait d’offrir des indemnités plus généreuses.

Les membres du Syndicat des travailleurs des communications (CWU) employés chez Covalen à Sandyford, dans le sud de Dublin, débouteront le travail mardi prochain. Cette action fait suite à l’annonce d’un plan de restructuration prévoyant la suppression potentielle de 420 emplois, soit près d’un quart des effectifs de l’entreprise.

Plusieurs centaines de salariés devraient cesser leurs activités à 13h30. Le CWU a également prévenu qu’il pourrait organiser de nouvelles journées de grève les 15, 16 et 23 janvier si aucun accord n’est trouvé avec la direction.

Le syndicat exige des conditions plus favorables pour les employés concernés par les licenciements, ainsi qu’une représentation collective lors des négociations. Il souhaite également obtenir des informations précises sur le nombre de postes qui pourraient être maintenus grâce à des redéploiements internes.

Covalen se défend en affirmant avoir toujours privilégié un dialogue ouvert avec ses employés. L’entreprise reconnaît le droit de grève, mais assure avoir consulté proactivement ses équipes. Elle indique avoir déjà réussi à redéployer 99 employés et prévoit de proposer d’autres opportunités dans les semaines à venir.

« Nous avons toujours donné la priorité à un engagement direct et ouvert avec nos employés et, même si nous respectons pleinement le droit des employés à mener une action revendicative, nous avons consulté nos équipes de manière proactive. »

Covalen

Covalen est un fournisseur majeur de services de modération de contenu pour Meta, la société mère de Facebook. En novembre dernier, l’entreprise avait annoncé des suppressions d’emplois, justifiées par des fluctuations de la demande et la nécessité d’adapter ses effectifs.

Le CWU reconnaît que des ajustements sont parfois nécessaires, mais critique le manque de transparence et d’engagement de la direction depuis l’annonce du plan social. Ian McArdle, secrétaire général adjoint du syndicat, dénonce une frustration palpable parmi les employés dont les postes sont menacés.

« Il y a une frustration considérable parmi ceux dont les emplois sont menacés quant au niveau d’engagement depuis l’annonce. »

Ian McArdle, secrétaire général adjoint du CWU

Une autre source de mécontentement réside dans l’intention de Covalen de se limiter aux indemnités légales minimales. Selon le syndicat, cela pénaliserait de nombreux employés, en particulier ceux ayant moins de deux ans d’ancienneté, qui ne recevraient aucune compensation.

« C’est exactement la position qu’ils ont communiquée au personnel. »

Ian McArdle, secrétaire général adjoint du CWU

Le CWU estime que cette approche est en contradiction avec les pratiques plus généreuses habituellement observées dans le secteur technologique irlandais. Il souligne que Covalen est une entreprise rentable, avec un chiffre d’affaires de 722 millions d’euros et un bénéfice net de 26,2 millions d’euros en 2023, et qu’elle peut se permettre d’offrir des indemnités plus justes.

Covalen est une filiale de CPL, un important employeur en Irlande. Les suppressions d’emplois interviennent après que Meta a annoncé, aux États-Unis, la suppression de certains postes dans le domaine de la modération de contenu, en raison des progrès de l’intelligence artificielle et de l’automatisation des tâches.

Les 420 suppressions d’emplois envisagées concernent environ 2 000 employés. De nombreux salariés effectuent des tâches d’annotation, consistant à examiner et à évaluer le contenu en ligne.

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