Publié le 2 janvier 2026 à 23h19. La Russie a officiellement demandé aux États-Unis de cesser de poursuivre un pétrolier battant pavillon russe qui se dirigeait initialement vers le Venezuela, une demande qui intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Moscou et Washington.
- La Russie a formellement protesté auprès du Département d’État américain concernant la poursuite du pétrolier Bella 1.
- Le navire, qui a changé de nom et est désormais enregistré en Russie, a échappé à la garde côtière américaine pendant près de deux semaines.
- Cette démarche diplomatique coïncide avec une intensification des efforts de l’administration Trump pour sanctionner le commerce pétrolier avec le Venezuela et une série de discussions entre le président Trump et Vladimir Poutine.
Moscou conteste fermement le blocus imposé par Washington aux pétroliers sanctionnés transitant vers ou depuis le Venezuela, dénonçant une ingérence dans le commerce international. Le pétrolier Bella 1, initialement prévu pour décharger sa cargaison au Venezuela, a modifié sa route pour éviter une éventuelle saisie par les garde-côtes américains, comme l’a révélé le New York Times.
La demande diplomatique russe, envoyée le soir du Nouvel An, intervient alors que le navire a été officiellement réimmatriculé sous un nouveau nom dans les registres maritimes russes. Il n’est pas encore clair si cette protestation formelle suffira à mettre fin aux efforts américains visant à intercepter le Bella 1. Le président Donald Trump avait annoncé en décembre dernier un blocus complet des pétroliers sanctionnés liés au Venezuela.
Cette escalade diplomatique se produit alors que l’administration Trump maintient une pression intense sur la Russie, notamment en raison de son soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Le président Trump a eu deux conversations téléphoniques avec son homologue russe, Vladimir Poutine, la semaine dernière, sans qu’il n’ait été divulgué de détails précis sur le contenu de ces échanges.
Contactées, la Maison Blanche, le Département d’État et l’ambassade de Russie à Washington n’ont pas souhaité commenter cette affaire.
Cette information est en cours de développement et sera mise à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
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