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Le système d’administration Melphalan/Hépatique affiche son efficacité dans le mélanome uvéal

Publié le 3 janvier 2026. Une nouvelle analyse des résultats d'un essai clinique de phase 3 suggère que le traitement par mélphalan administré par un système d'administration hépatique (SAH) offre un bénéfice significatif aux patients atteints de mélanome…

Le système d’administration Melphalan/Hépatique affiche son efficacité dans le mélanome uvéal

Publié le 3 janvier 2026. Une nouvelle analyse des résultats d’un essai clinique de phase 3 suggère que le traitement par mélphalan administré par un système d’administration hépatique (SAH) offre un bénéfice significatif aux patients atteints de mélanome uvéal métastatique, en particulier ceux présentant une charge tumorale hépatique initiale plus faible.

  • Le taux de réponse objective (TRO) global observé chez les 33 patients traités était de 57,6 % (n = 19), avec une proportion notable de réponses survenant entre les cycles 4 et 6 du traitement.
  • Les patients présentant une charge tumorale hépatique inférieure à la médiane ont affiché un TRO de 51,1 %, comparativement à seulement 22,2 % pour ceux dont la charge tumorale était plus élevée (P = 0,008).
  • Une amélioration significative de la survie sans progression (SSP) et de la survie globale (SG) a été constatée chez les patients avec une charge tumorale hépatique plus faible.

Les résultats de l’étude FOCUS (NCT02678572), publiés dans le Journal de recherche sur le cancer et d’oncologie clinique, soulignent l’importance d’une intervention précoce chez les patients atteints de mélanome uvéal métastatique non résécable. Le mélanome uvéal est une forme rare et agressive de cancer qui se développe dans l’œil.

L’étude a révélé que la SSP médiane était de 11,3 mois pour les patients présentant une charge tumorale hépatique inférieure à la médiane, contre 5,8 mois pour ceux dont la charge tumorale était supérieure (P = 0,007). De même, la SG médiane était de 26,7 mois pour le premier groupe et de 15,4 mois pour le second (P = 0,008). Des différences significatives ont également été observées en fonction de l’étendue de l’atteinte hépatique (1 % à 25 % contre 26 % à 50 %, avec des médianes de survie globale de 22,4 mois et 16,9 mois respectivement, P = 0,030) et des taux de lactate déshydrogénase (LDH) initiaux (faibles ou normaux contre élevés, avec des médianes de survie globale de 23,5 mois et 15,3 mois respectivement, P = 0,019).

L’essai clinique a initialement prévu une randomisation 1:1 entre le traitement par mélphalan via le SAH et les meilleurs soins alternatifs (chimioembolisation transartérielle, pembrolizumab (Keytruda), ipilimumab (Yervoy) ou dacarbazine). Cependant, en raison d’une faible participation initiale, tous les patients ont finalement reçu le traitement au mélphalan (n = 102). Les participants devaient présenter une maladie non résécable confirmée histologiquement avec une atteinte hépatique allant jusqu’à 50 %, au moins une lésion hépatique mesurable et un indice de performance ECOG de 0 ou 1.

Les patients ont reçu du mélphalan à une dose de 3,0 mg/kg de poids corporel idéal (avec un maximum de 220 mg), administré en cycles de 6 à 8 semaines pour un maximum de six cycles. Le traitement impliquait un écoulement veineux hépatique isolé par un cathéter à double ballon placé dans la veine cave inférieure.

Parmi les 91 patients évaluables, 33,0 % avaient 65 ans ou plus, 51,6 % étaient des femmes et 50,5 % étaient traités aux États-Unis. La majorité des patients présentaient une atteinte hépatique initiale de 1 % à 25 % (79,1 %), aucune lésion extrahépatique (70,3 %), des taux de LDH de base faibles ou normaux (62,8 %) et n’avaient pas reçu de traitement antérieur pour une maladie métastatique (56,0 %). La charge tumorale hépatique médiane était de 52,99 mm.

Les effets indésirables (EI) graves ont été observés chez 45,3 % des patients et étaient généralement similaires entre les sous-groupes. Cependant, une proportion plus élevée de patients présentant uniquement des lésions hépatiques a présenté des EI graves (53,0 %) par rapport à ceux présentant des lésions extrahépatiques (25,9 %). Une différence similaire a été observée en fonction des taux de LDH initiaux (50,9 % pour les taux faibles ou normaux contre 37,1 % pour les taux élevés).

Des EI de grade 3 ou 4 ont été signalés chez 81,1 % des patients, sans différences notables entre les sous-groupes. Au total, 17,9 % des patients ont dû interrompre le traitement en raison d’EI, et 13,7 % ont vu leur dose réduite. L’étude n’a pas révélé d’augmentation significative des EI graves ou de grade 3 ou 4 avec la poursuite des cycles de traitement.

Références

  1. Zager JS, Orloff M, Ferrucci PF et al. Analyses de sous-groupes de l’étude FOCUS de phase 3 sur le système d’administration du mélphalan/hépatique chez les patients atteints d’un mélanome uvéal métastatique non résécable. J Cancer Res Clin Oncol. 2026 ; 152 (25).
  2. Delcath Systems annonce la publication d’analyses de sous-groupes de l’étude FOCUS de phase 3 sur le système d’administration de mélphalan/hépatique chez des patients atteints d’un mélanome uvéal métastatique non résécable. Systèmes Delcath. Communiqué de presse. 31 décembre 2025.

« Ces analyses de sous-groupes fournissent des informations précieuses sur l’optimisation du traitement par mélphalan/SAH pour les patients atteints d’un mélanome uvéal métastatique non résécable, soulignant l’importance d’une intervention précoce chez les patients présentant une charge tumorale plus faible afin de maximiser les bénéfices cliniques. »

Vojislav Vukovic, MD, MSc, PhD, médecin-chef de Delcath

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.