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Les crises cardiaques sont particulièrement nocives à un certain moment de la journée. Les chercheurs souhaitent désormais l’utiliser pour lutter contre cette maladie potentiellement mortelle.

Publié le 2024-10-27 10:30:00. Des chercheurs américains ont découvert que l'activité des neutrophiles, des globules blancs essentiels à l'immunité, fluctue selon l'heure de la journée et pourrait expliquer pourquoi les crises cardiaques sont plus fréquentes le matin. Une…

Les crises cardiaques sont particulièrement nocives à un certain moment de la journée. Les chercheurs souhaitent désormais l’utiliser pour lutter contre cette maladie potentiellement mortelle.

Publié le 2024-10-27 10:30:00. Des chercheurs américains ont découvert que l’activité des neutrophiles, des globules blancs essentiels à l’immunité, fluctue selon l’heure de la journée et pourrait expliquer pourquoi les crises cardiaques sont plus fréquentes le matin. Une nouvelle approche thérapeutique, testée sur des souris, pourrait permettre de limiter les dommages causés par ces cellules.

Les crises cardiaques présentent un pic de dangerosité matinale. Cette vulnérabilité pourrait être liée à l’activité des neutrophiles, un type de globules blancs dont la mission première est de combattre les infections bactériennes et fongiques. Ces cellules immunitaires réagissent également aux lésions tissulaires, même en l’absence d’infection, mais leur agressivité varie considérablement au cours de la journée.

Selon les travaux menés par une équipe de la Yale University School of Medicine, les neutrophiles sont beaucoup plus actifs et réactifs le matin que la nuit. Cette hyperactivité peut s’avérer contre-productive, car ces cellules peuvent alors attaquer les cellules saines du muscle cardiaque, aggravant ainsi les dommages liés à une crise cardiaque.

L’activité de ces premières lignes de défense immunitaire est régulée par une horloge biologique interne. Les chercheurs de Yale ont réussi à désactiver cette horloge chez des souris pour évaluer si cela pouvait réduire les dégâts causés lors d’une attaque cardiaque. L’expérience s’est avérée concluante, avec des résultats supérieurs aux attentes.

En administrant aux souris une substance appelée ATI2341, qui se lie aux protéines présentes à la surface des globules blancs, les chercheurs ont observé que les cellules immunitaires adoptaient un état de repos similaire à celui qu’elles présentent naturellement pendant la nuit. Les détails de cette étude sont disponibles en ligne.

Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à moduler l’activité des neutrophiles et à protéger le cœur, notamment en ciblant l’horloge biologique de ces cellules immunitaires. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si ces résultats peuvent être transposés à l’homme.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.