Home MondeLe gouvernement argentin réitère qu’il est dangereux de voyager au Venezuela

Le gouvernement argentin réitère qu’il est dangereux de voyager au Venezuela

by Clara Dubois

Publié le 3 janvier 2026 01:12:00. Face à une situation sécuritaire jugée préoccupante et à des arrestations arbitraires de ressortissants étrangers, l’Argentine déconseille à ses citoyens de se rendre au Venezuela. Cette recommandation intervient dans un contexte de tensions diplomatiques liées à la détention d’un membre des forces de sécurité argentines.

  • L’Argentine a renouvelé son avertissement concernant les risques liés aux voyages au Venezuela, citant une situation générale dégradée et des détentions arbitraires.
  • Cette alerte fait suite à une précédente publication en mai 2025 et est liée à l’affaire de Nahuel Gallo, un gendarme argentin détenu au Venezuela depuis décembre 2024.
  • Le ministère argentin des Affaires étrangères dénonce également le refus des autorités vénézuéliennes de fournir une assistance consulaire adéquate aux citoyens argentins détenus.

Le gouvernement argentin a émis une recommandation formelle à ses citoyens, les invitant à éviter tout déplacement au Venezuela. Cette décision, annoncée ce vendredi, est motivée par la « grave situation » que traverse le pays et par les « détentions arbitraires de citoyens étrangers », selon un communiqué du ministère argentin des Affaires étrangères.

Cette nouvelle alerte intervient quelques mois après une première publication similaire en mai 2025, peu avant l’annonce du départ du Venezuela vers l’Argentine du partenaire et du fils de Nahuel Gallo, un gendarme argentin détenu au Venezuela depuis décembre 2024. Gallo a été arrêté après avoir franchi la frontière terrestre colombienne, alors qu’il se rendait, selon les autorités argentines et sa famille, rendre visite à sa compagne et à son fils qui résidaient dans le pays.

Les autorités vénézuéliennes ont accusé Gallo d’être l’un des 125 « mercenaires » étrangers impliqués dans des projets visant à attaquer la vice-présidente Delcy Rodríguez, affirmant également que le gouvernement de Javier Milei était « directement » impliqué dans ce prétendu complot. Des accusations que Buenos Aires a fermement rejetées, les qualifiant de « fausses et infondées » et exigeant à plusieurs reprises la libération du gendarme.

Dans son communiqué, le ministère argentin des Affaires étrangères a également exprimé son inquiétude face au « refus constant des autorités vénézuéliennes d’autoriser une assistance consulaire, juridique ou toute autre assistance aux citoyens détenus ». Le ministère n’a pas précisé le nombre de citoyens argentins actuellement détenus au Venezuela.

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