Publié le 2026-01-02 11:56:00. Des chercheurs de l’Université de Lund ont mis au point une technique innovante permettant de transformer des cellules de soutien du cerveau en neurones inhibiteurs essentiels, ouvrant de nouvelles perspectives pour la compréhension et le traitement de maladies neurologiques comme la schizophrénie et l’épilepsie.
- Une nouvelle méthode de reprogrammation cellulaire permet de créer des neurones à parvalbumine à partir de cellules gliales, sans passer par le stade des cellules souches.
- L’étude identifie des gènes clés jouant un rôle crucial dans cette transformation cellulaire.
- Cette avancée offre un nouvel outil pour la recherche sur les troubles neurologiques et pourrait, à terme, conduire à des thérapies de remplacement cellulaire.
Les neurones à parvalbumine sont des cellules nerveuses essentielles au bon fonctionnement du cerveau. Agissant comme un système de freinage rapide, ils maintiennent l’équilibre de l’activité cérébrale et sont impliqués dans de nombreux processus cognitifs. Un dysfonctionnement ou une diminution de ces cellules est souvent observé dans des pathologies telles que la schizophrénie et l’épilepsie.
Jusqu’à présent, la production de neurones à parvalbumine en laboratoire s’avérait complexe, notamment en raison de leur développement tardif pendant la formation du fœtus. L’équipe de l’Université de Lund a contourné cette difficulté en développant une méthode de reprogrammation directe des cellules gliales – les cellules de soutien du cerveau – en neurones à parvalbumine, sans passer par l’étape intermédiaire des cellules souches.
« Dans notre étude, nous avons réussi pour la première fois à reprogrammer des cellules gliales humaines afin qu’elles deviennent des neurones à parvalbumine, des cellules nerveuses qui ressemblent aux neurones naturels », explique Daniella Rylander Ottosson, chercheuse en neurophysiologie régénérative à l’Université de Lund et directrice de l’étude. « Nous avons également pu identifier plusieurs gènes clés qui semblent jouer un rôle décisif dans la transformation elle-même. »
Cette technique de reprogrammation, plus rapide et plus efficace que les méthodes traditionnelles, permet d’activer les gènes appropriés pour forcer les cellules gliales à se développer en neurones à parvalbumine. Les gènes nouvellement identifiés pourraient permettre d’affiner davantage ce processus à l’avenir.
À court terme, cette avancée offre aux chercheurs un nouvel outil pour étudier la schizophrénie et l’épilepsie en utilisant des cellules dérivées de patients. À plus long terme, elle pourrait ouvrir la voie à des thérapies innovantes visant à remplacer les cellules perdues ou endommagées directement dans le cerveau.
Contact
Daniella Rylander Ottosson, maître de conférences, docente, Wallenberg Academy Fellow qui mène des recherches en neurophysiologie régénérative à l’Université de Lund, +46709402106, [email protected]
DOI : 10.1126/sciadv.adv0588
Financement
La Fondation Knut et Alice Wallenberg, le Conseil suédois de la recherche, la Fondation Craaford, la Fondation Olle Engkvist, la Fondation Brain, la Fondation Jeansson, la Fondation Åhlén, la Royal Physiographic Society.
Contact presse Faculté de médecine de l’Université de Lund : Anna Hellgren, 076-831 8923, [email protected]
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