Manfredonia maintient le contrôle public de ses services d’hygiène urbaine, mais avec un nouvel accent sur l’amélioration continue et la transparence. Un rapport récent révèle une légère baisse des bénéfices de l’entreprise ASE, mais l’administration municipale assure que la situation financière reste solide et que la qualité du service est une priorité.
Présenté par l’adjointe au maire et conseillère budgétaire Cecilia Simone, le rapport conforme à l’article 30 du décret législatif 201/2022 dresse un bilan de l’année 2024 pour l’ASE – Azienda Servizi Ecologico SpA, l’entreprise chargée de la gestion des déchets dans la ville. Le rapport fait état d’un bénéfice net de 30 000 euros, en légère diminution par rapport à l’exercice précédent.
« Ce chiffre ne signale pas de difficultés structurelles, mais reflète la réalité d’une entreprise évoluant dans un contexte économique complexe, marqué par l’inflation, l’augmentation des coûts du personnel et la compression des marges », a souligné Cecilia Simone. « Néanmoins, les équilibres économiques, patrimoniaux et financiers sont globalement respectés, et l’ASE est en mesure de remplir ses obligations tout en assurant la continuité du service sur un territoire vaste et exigeant comme le nôtre. »
Une enquête menée auprès des usagers révèle un niveau de satisfaction générale « plus que suffisant », bien que des améliorations soient attendues, notamment en matière de propreté des rues et d’embellissement urbain. L’administration municipale a réagi en intensifiant les contrôles, avec le soutien de la police locale et des services techniques, et affirme avoir obtenu des résultats significatifs.
Le maire La Marca a insisté sur un changement de cap dans la relation entre la municipalité et l’ASE. « Nous passons à une approche plus axée sur le contrôle, la responsabilité et la transparence », a-t-il déclaré. « Notre objectif n’est pas de défendre le statu quo, mais de renforcer le service public en investissant dans sa capacité à s’améliorer, à innover et à mieux répondre aux besoins de nos concitoyens. »
L’adjointe au maire a précisé que l’administration a pris un « tournant net » ces derniers mois, en mettant l’ASE en mesure de travailler plus efficacement tout en exigeant une gestion rigoureuse, le respect des contrats et une amélioration continue du service. Cette démarche est soutenue par Anna Rita Valentino, conseillère pour l’environnement, qui a mis en place des initiatives ciblées pour moderniser et rendre le service public plus performant.
« L’ASE est une entreprise de la commune, et cela signifie une chose simple : elle est un bien commun », a insisté Cecilia Simone. « Préserver le service public, ce n’est pas défendre une situation existante, mais investir dans sa capacité à s’améliorer, à innover et à mieux répondre aux besoins des citoyens. »
À ce stade, l’administration confirme que les conditions sont réunies pour maintenir l’internalisation du service d’hygiène urbaine. Cependant, l’objectif principal reste la construction d’un service public plus solide, capable de concilier durabilité économique, qualité du travail et intérêt collectif. Le maire La Marca a rappelé avoir pris des « décisions difficiles » pour garantir un service public plus efficace et de qualité.
Des efforts sont en cours pour stabiliser et renforcer le service de collecte des déchets, grâce à une stratégie politique claire et à des embauches récentes, qui permettront d’assurer un renouvellement du personnel de l’ASE. L’engagement des employés de l’ASE, qui travaillent quotidiennement dans les rues de la ville, a été salué.