Le premier bébé de l’année 2026 est né à Séoul, fruit d’un accouchement naturel survenu à minuit pile. Une naissance particulièrement gratifiante pour le professeur Kim Soo-hyun, obstétricien à l’hôpital pour femmes de Gangnam Cha, qui a passé une nuit exceptionnelle aux côtés de jeunes parents.
C’est à 00h00, le 1er janvier, que Do-ri (Taemyeong), le premier enfant de Hwang Hye-ryeon et Jeong Dong-gyu, a vu le jour. Le professeur Kim, qui a suivi Mme Hwang pendant sa grossesse, a accueilli le nouveau-né avec un sourire :
« Le bébé est né. Regardez. Le bébé pleure bien. »
Kim Soo-hyun, professeur d’obstétrique et de gynécologie
La mère, âgée de 37 ans, a confié, émue :
« (Le bébé) ressemble à mon premier-né. Ils se ressemblent vraiment. »
Hwang Hye-ryeon, maman de Do-ri
L’hôpital Cha a annoncé la naissance de Do-ri et d’un autre bébé, Jami, dans un communiqué de presse diffusé à 1h35. Le père, Jeong Dong-gyu, 36 ans, a exprimé sa joie :
« Dori (notre deuxième enfant) est née comme le premier bébé de la nouvelle année, donc c’est vraiment spécial et significatif. »
Jeong Dong-gyu, papa de Do-ri
Do-ri et sa famille sont rentrés chez eux le 3 janvier, après avoir reçu les félicitations du professeur Kim et de nombreux autres.
Cette naissance intervient après une période particulièrement intense pour le professeur Kim. Il a participé à l’accouchement de six bébés en seulement 25 heures, entre le 31 décembre et le 1er janvier. Trois naissances ont eu lieu le 31 décembre et trois autres, dont celle de Do-ri, le 1er janvier. Un rythme effréné qui l’a empêché de célébrer le Nouvel An en famille.
Selon le ministère de la Santé et du Bien-être social, 165 bébés sont nés le 1er janvier en Corée. Ce chiffre pourrait être plus élevé, les déclarations de naissance étant enregistrées dans les 14 jours suivant la naissance. On estime qu’environ 100 obstétriciens et gynécologues ont été mobilisés pour assurer ces accouchements.
Le professeur Kim, 47 ans, cumule 16 ans d’expérience et plus de 5 000 accouchements à son actif depuis 2010. Il a accueilli son huitième « premier bébé de l’année », une situation qu’il considère comme un privilège :
« Le premier enfant reçoit les bénédictions du monde et je pense qu’il l’appréciera même lorsqu’il sera grand. »
Kim Soo-hyun, professeur d’obstétrique et de gynécologie
L’obstétricien souligne l’importance d’une présence médicale continue et rassurante pour les patientes, en particulier pendant les moments critiques de l’accouchement. Il reçoit en moyenne plus de 10 appels d’urgence par mois, souvent en pleine nuit, et intervient rapidement pour les situations les plus délicates.
Le professeur Kim insiste sur la nécessité de comprendre les complications potentielles lors d’un accouchement, notamment les hémorragies soudaines et les chutes de tension artérielle, qui peuvent survenir de manière imprévisible. Il espère que la société reconnaîtra la complexité de son métier et les risques inhérents à la pratique de l’obstétrique.
Malgré les défis, le professeur Kim Soo-hyun affirme que sa vocation est de contribuer au bonheur des familles et d’apporter une aide précieuse à celles qui accueillent une nouvelle vie. Il considère que son travail a un sens profond et qu’il est essentiel de se dévouer à une profession qui en vaut la peine.