Publié le 7 janvier 2026 à 16h00. La Banque populaire de Chine (PBOC) continue d’accroître ses réserves d’or, un mouvement qui s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques et de recherche de diversification face à la volatilité du dollar américain.
- La PBOC a acheté de l’or pour le 14e mois consécutif, portant ses acquisitions cumulées à environ 1,35 million d’onces (environ 42 tonnes) depuis novembre 2024.
- Les achats des banques centrales, dont celle de Chine, ont contribué à faire de l’or l’actif le plus performant de 2025, avec une hausse significative de sa valeur.
- Certains experts estiment que les achats officiels de la PBOC pourraient être sous-estimés, la banque centrale chinoise accumulant potentiellement davantage d’or qu’annoncé.
Les réserves d’or de la Chine ont augmenté de 30 000 onces troy le mois dernier, selon les données de la Banque populaire de Chine. Cette tendance haussière s’observe depuis novembre 2024, et témoigne d’une forte demande de la part du secteur public. L’or a connu une volatilité importante au cours des derniers mois de 2025, atteignant des niveaux records, mais a néanmoins enregistré sa meilleure performance annuelle depuis 1979.
Cette stratégie d’acquisition s’inscrit dans un mouvement global. Le World Gold Council a publié mardi un rapport indiquant que les achats d’or par les banques centrales mondiales à la fin de 2025 ont presque égalé ceux des huit premiers mois de l’année. De nombreux pays considèrent l’or comme une valeur refuge face aux fluctuations du dollar et comme une protection contre les incertitudes économiques et géopolitiques.
L’ampleur exacte des achats de la PBOC reste toutefois difficile à cerner. Des analystes de Goldman Sachs estiment que la Chine aurait ajouté 15 tonnes d’or à ses réserves en septembre dernier, alors que les chiffres officiels ne font état que d’environ 1 tonne. Cette divergence soulève des questions sur la transparence des données publiées par la banque centrale chinoise.
Les tensions géopolitiques actuelles et la tendance à la « dévalorisation » des monnaies traditionnelles, c’est-à-dire la réduction des avoirs en obligations et en devises au profit d’actifs alternatifs, contribuent à alimenter cette demande d’or.
Article original sur Bloomberg
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