Un couple marié depuis 2023 se heurte à un obstacle immunologique inattendu dans sa quête pour avoir un enfant : le système immunitaire de la femme rejette les embryons porteurs de l’ADN de son mari. Cette incompatibilité rare, révélée lors de tentatives de fécondation in vitro, met en lumière des défis insoupçonnés de la reproduction assistée.
Après plus de deux ans d’efforts infructueux pour concevoir naturellement, Alex Murphy Klein et son mari Paul se sont tournés vers la fécondation in vitro. C’est à ce moment-là qu’ils ont découvert une particularité biologique troublante : le système immunitaire d’Alex attaque systématiquement les embryons contenant l’ADN de Paul. Il ne s’agit pas d’une allergie classique, avec des symptômes tels que l’urticaire ou le choc anaphylactique, mais d’une réaction immunitaire spécifique.
« J’ai ce qu’on appelle Kir AA, et Paul possède un gène appelé HLAC2. Et lorsqu’ils se rencontrent, ils se repoussent », a expliqué Alex Murphy Klein dans une vidéo. « Mes gènes mettent en quelque sorte les freins et disent : Attaquons-le. »
Le couple est actuellement à la recherche d’un traitement pour contrer cette incompatibilité. Leur situation, bien que complexe, est moins extrême que celle d’un autre couple américain, Johanna et Scott Watkins. En 2017, Johanna Watkins a découvert qu’elle était également allergique à son mari, au point de ne plus pouvoir tolérer son odeur ou sa présence dans la même pièce.
À ce stade, aucune solution définitive n’a été trouvée pour Alex et Paul, mais ils continuent d’explorer les options thérapeutiques disponibles afin de réaliser leur rêve de fonder une famille.
Pour aller plus loin
