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La vaccination contre le VRS peut protéger les personnes âgées des séjours à l’hôpital et les bébés de l’asthme

Publié le 8 janvier 2026 14h13. Une nouvelle étude confirme l'efficacité du vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les personnes de plus de 60 ans, réduisant significativement les hospitalisations, et suggère une protection potentielle contre le…

La vaccination contre le VRS peut protéger les personnes âgées des séjours à l’hôpital et les bébés de l’asthme

Publié le 8 janvier 2026 14h13. Une nouvelle étude confirme l’efficacité du vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les personnes de plus de 60 ans, réduisant significativement les hospitalisations, et suggère une protection potentielle contre le développement de l’asthme chez les nourrissons.

  • La vaccination contre le VRS diminue de 83,3 % le risque d’hospitalisation pour maladies respiratoires chez les plus de 60 ans.
  • Une protection de près de 92 % est observée contre les formes graves d’infections des voies respiratoires inférieures liées au VRS.
  • Des recherches indiquent que la prévention du VRS, par la vaccination maternelle ou l’administration d’anticorps monoclonaux aux nouveau-nés, pourrait réduire le risque de développer de l’asthme.

Des chercheurs danois de l’hôpital universitaire de Copenhague ont mené une étude à grande échelle impliquant 131 276 participants de plus de 60 ans au cours de l’hiver 2024/2025. La moitié a reçu le vaccin contre le VRS, l’autre constituant un groupe témoin. Les résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine, démontrent une efficacité remarquable du vaccin. Sur les 65 642 personnes vaccinées, seulement trois ont été hospitalisées pour des complications respiratoires liées au VRS, contre 18 dans le groupe témoin. Cela correspond à une efficacité de 83,3 pour cent.

L’étude a également révélé que la vaccination offrait une protection encore plus importante contre les formes graves d’infections des voies respiratoires inférieures, avec seulement un cas hospitalisé dans le groupe vacciné contre douze dans le groupe témoin, soit une efficacité de près de 92 pour cent. De plus, les personnes vaccinées ont présenté une amélioration statistiquement significative en termes de durée et de fréquence des hospitalisations pour toute maladie respiratoire, quelle qu’en soit la cause. Les chercheurs ont souligné que le nombre d’effets indésirables graves était comparable dans les deux groupes.

Au-delà de la protection des seniors, des recherches récentes mettent en lumière un lien potentiel entre les infections par le VRS et le développement de l’asthme chez les enfants. Une équipe de scientifiques belges, dirigée par Bart Lambrecht du Vlaams Instituut voor Biotechnologie, a publié des travaux dans la revue « Immunologie scientifique ». Ils ont constaté que les nourrissons hospitalisés pour une bronchiolite due au VRS présentent un risque accru de développer de l’asthme, multiplié par trois.

Les chercheurs belges ont également observé que ce risque est amplifié en cas d’antécédents familiaux d’asthme : il est multiplié par 5,4 si la mère est asthmatique et par 4,7 si c’est le père. Leurs expériences sur des souris ont démontré qu’une infection précoce par un virus similaire au VRS peut induire une réaction allergique au niveau des bronches, mimant l’asthme. Cependant, l’administration d’anticorps spécifiques à la fois contre le virus et le VRS a permis de prévenir cette complication, même chez les souris issues de parents prédisposés à l’asthme.

Ces découvertes ouvrent la voie à de nouvelles stratégies de prévention. Selon la revue médicale allemande, les résultats suggèrent que la prophylaxie contre le VRS avec l’anticorps monoclonal Nirsevimab pourrait non seulement protéger les nouveau-nés contre les bronchiolites sévères, mais aussi contre le développement ultérieur de maladies asthmatiques. La vaccination des femmes enceintes pourrait également constituer une approche prometteuse, qui nécessitera toutefois des études épidémiologiques complémentaires pour confirmer cet effet protecteur supplémentaire.

Il est important de noter que, bien que l’administration d’une dose unique d’anticorps monoclonaux (vaccination passive) soit envisagée pour les nourrissons, les experts recommandent la vaccination active pour les personnes de plus de 60 ans afin d’assurer une protection durable.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.