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27 000 barils apparaissent au fond de l’océan et ce qu’ils contiennent est une bombe à retardement

Des milliers de fûts métalliques contenant des déchets industriels et radioactifs, déversés illégalement en haute mer au XXe siècle, continuent de polluer les fonds marins californiens. Une récente étude révèle que ces vestiges d'une époque où l'océan était…

27 000 barils apparaissent au fond de l’océan et ce qu’ils contiennent est une bombe à retardement

Des milliers de fûts métalliques contenant des déchets industriels et radioactifs, déversés illégalement en haute mer au XXe siècle, continuent de polluer les fonds marins californiens. Une récente étude révèle que ces vestiges d’une époque où l’océan était considéré comme une décharge sans conséquence, provoquent encore aujourd’hui des altérations chimiques importantes et menacent la vie marine.

Entre les années 1930 et 1970, au moins 14 zones de déversement officielles ont été établies au large des côtes de Californie du Sud, selon les archives de l’Agence de protection de l’environnement. Ces sites servaient de dépôts pour des déchets à faible radioactivité, des sous-produits du raffinage du pétrole, des produits chimiques industriels et du matériel militaire obsolète.

L’ampleur de la pollution a été révélée grâce à des explorations récentes menées par des équipes du Scripps Institute of Oceanography, dépendant de l’Université de Californie. En utilisant des sonars haute résolution et des véhicules télécommandés, ils ont identifié près de 27 000 objets en forme de tonneau et plus de 100 000 fragments de déchets dispersés sur le fond de l’océan.

L’analyse des sédiments, publiée dans la revue Nexus PNAS, a démontré que le problème majeur n’était pas le DDT, comme on l’avait initialement supposé, mais la présence de résidus hautement alcalins. Autour de nombreux fûts, les chercheurs ont mesuré des valeurs de pH proches de 12, accompagnées d’une réduction drastique de la vie microbienne, témoignant d’un impact environnemental persistant et difficilement réversible.

La stratégie consistant à utiliser l’océan comme destination finale des déchets industriels et radioactifs était courante pendant une grande partie du XXe siècle. Elle reposait sur l’hypothèse que l’immensité de la mer diluerait toute substance dangereuse, une idée aujourd’hui réfutée par les données scientifiques.

Les fûts, généralement en acier et dépourvus de systèmes de confinement durables, ont été déposés à des profondeurs supérieures à 600 mètres, où le problème est resté largement ignoré pendant des décennies, en raison de la difficulté technique d’accès au fond marin et de l’absence de surveillance systématique.

À ce stade, les scientifiques mettent en garde contre les risques liés à une intervention directe, compte tenu de l’état corrodé des fûts et de la profondeur à laquelle ils se trouvent. Cependant, laisser cet héritage chimique se dégrader lentement dans l’océan implique d’assumer des conséquences à long terme qui ne sont pas encore entièrement quantifiées, et qui ne seraient en aucun cas négligeables.

Par ailleurs, des phénomènes naturels inattendus captent l’attention des scientifiques. En Antarctique, un iceberg détaché en 1986 a pris une teinte bleue spectaculaire, suscitant l’inquiétude de la NASA. Et, aux États-Unis, le télescope spatial Rubin, opérationnel depuis seulement sept jours, a déjà identifié un objet spatial jusqu’alors inconnu.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.