Washington a finalement renoncé à un projet de restrictions sur les drones chinois, quelques semaines après avoir déjà durci le contrôle sur les importations de ces appareils pour des raisons de sécurité nationale. Cette volte-face intervient après une première vague de mesures visant les véhicules terrestres.
Le mois dernier, la Commission fédérale des communications (FCC) avait annoncé l’interdiction d’importer de nouveaux modèles de drones et de composants essentiels fabriqués à l’étranger, notamment ceux des géants chinois DJI et Autel. La FCC justifiait cette décision par des préoccupations liées à la sécurité nationale américaine.
Cependant, la FCC a assoupli ses exigences cette semaine en exemptant certains drones non chinois des restrictions initiales.
En septembre, le département américain du Commerce avait envisagé d’adopter des règles susceptibles de limiter, voire d’interdire, l’importation de drones chinois afin de répondre aux problèmes de chaîne d’approvisionnement dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. La proposition avait été soumise à la Maison Blanche pour examen le 8 octobre, avant d’être finalement retirée jeudi, selon un communiqué publié vendredi.
Les restrictions imposées par la FCC signifient que les fabricants de drones chinois ne pourront plus obtenir les autorisations nécessaires pour commercialiser de nouveaux modèles ou des composants critiques aux États-Unis. Ces mesures ne concernent pas les drones existants déjà autorisés par l’agence, ni ceux qui ont été achetés précédemment.
DJI, le plus grand fabricant chinois de drones, figure déjà sur une liste noire du ministère américain de la Défense.
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